Audiovisuel extérieur : Christine Ockrent juge « humiliantes » les critiques sur sa nomination

Posté par cfdtrfi le 29 février 2008

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Robinets à images, tirelire publicitaire, Des chaînes « tout info » bien peu dérangeantes

Posté par cfdtrfi le 24 février 2008

Juin 2007  Le monde diplomatique

 La nomination à la direction de TF1 de M. Laurent Solly, ancien responsable de la campagne de M. Nicolas Sarkozy, illustre l es rapports entre le pouvoir et les grands médias. Le développement de la télévision numérique terrestre (TNT), qui provoque la multiplication des chaînes d’information en continu (BFM TV, i-Télé, LCI, etc.), ne constituera pas une grande avancée démocratique. Car souvent ces dernières ciblent les cadres supérieurs et les abreuvent avant tout d’informations financières.

Par Marc Endeweld

De par le monde, on comptait près de quatre-vingt-cinq chaînes d’information en 2006. Dans l’univers industriel de la télévision, ce qui est présenté comme une « bataille de l’information » est davantage une affaire d’images qu’un affrontement entre différentes pratiques de journalisme. Les dirigeants évoquent les « stratégies de marque ». Interrogé par le Financial Times l’année dernière, le président de France 24, M. Alain de Pouzilhac, comparait sa chaîne à Coca-Cola (1).

Quelle que soit leur zone de diffusion (échelon local, régional ou mondial), la référence affichée de toutes ces télévisions reste Cable News Network (CNN), née en 1980 et élevée au rang de mythe durant la guerre du Golfe de 1991. Cette notoriété est néanmoins contestée par la chaîne Al-Jazira, impulsée il y a dix ans par l’émirat du Qatar. A Doha, siège du groupe qatari, on se félicite qu’Al-Jazira ait été classée, en 2004, cinquième marque « plus influente » du monde. Après Apple, Google, Ikea et Starbucks (2).

De cette guerre d’images, peu de chaînes sortiront gagnantes. Car, même quand elles sont célèbres, leur audience est faible en dehors des grands événements. Au moment où le Japon entend créer une Japan 24, et où le Maroc lance sa propre chaîne « tout info », le marché paraît saturé.

En France, à la suite notamment de la création de la télévision numérique terrestre (TNT), on assiste à une multiplication de chaînes d’information en continu (LCI [La Chaîne info], i-Télé, BFM TV, Euronews, France 24). Ces télévisions sont les médias d’une minorité, celle des dirigeants et « décideurs » que courtisent les publicitaires. Les patrons des chaînes françaises « tout info » n’en finissent plus de décrire ce public tant convoité. A LCI (groupe TF1), M. Jean-Claude Dassier, directeur général, admet : « Nos clients, on les connaît : des cadres supérieurs, des CSP + [catégories socioprofessionnelles supérieures], des passionnés d’information, des maniaques de l’info, ce n’est pas un marché considérable. »

Créée en 1994, LCI fut la première chaîne française d’information en continu. Diffusée à ses abonnés par câble et satellite, elle jouissait d’un statut privilégié. Depuis 2005, avec l’arrivée d’i-Télé (en octobre) et de BFM TV (en novembre) sur la TNT gratuite, la chaîne « tout info » du groupe Bouygues affronte une nouvelle concurrence. Son budget annuel est de 52 millions d’euros, contre 42 millions d’euros pour i-Télé et seulement 15 millions pour BFM TV. On comprend que M. Alain Weill, président-directeur général de cette dernière chaîne, aime la présenter comme « low cost » (à bas coût).

Dans ce marché restreint, les chaînes perdent de l’argent ; plus qu’ailleurs, la publicité est le nerf de la guerre. « Contrairement aux Etats-Unis, déplore M. Dassier, en France nous avons seulement le droit de parrainer le sport et l’économie, et nous n’avons pas l’autorisation d’interrompre les journaux par des coupures de publicité. » Au sein du groupe NextRadioTV (dont font partie BFM TV, les radios BFM et RMC Info), cinquante des trois cent cinquante salariés travaillent désormais pour la régie publicitaire.

Cette offensive en direction des annonceurs fait partie de la stratégie d’entreprise. La seule, pourrait-on dire à écouter un salarié de la régie : « La cible de BFM TV est intéressante pour les publicitaires, les CSP + donnent une image à la fois sérieuse, nouvelle et moderne aux produits. Dans un plan média, c’est dynamique d’avoir un “package chaîne info”. On en propose autour de 100 000 euros. Du coup, les grandes marques obtiennent pour pas très cher un maximum de diffusion, et, au final, un effet matraquage, valorisant et valorisé. »

On retrouve cet effet de masse dans la presse gratuite, dont la vie dépend des rentrées publicitaires (3). En l’absence de « une » spectaculaire (attentat, catastrophe naturelle, accidents de la route…), ces chaînes consacrent une large place aux spots des annonceurs. « Pour le plus grand bonheur des directeurs de pub qui sont scotchés sur ces chaînes info », ironise le salarié de BFM. En effet, les mesures d’audience affichées sont calculées de telle façon qu’un téléspectateur demeurant une seconde à l’écoute est aussitôt comptabilisé.

Les enjeux financiers sont capitaux. Consciente des efforts d’investissement de son actionnaire Canal+, Mme Valérie Lecasble, directrice générale d’i-Télé, explique : « Nous perdons de l’argent ; mais l’information, c’est un produit très recherché par les annonceurs, c’est du CSP +, notre objectif est donc d’augmenter les tarifs pour viser l’équilibre. Depuis notre arrivée sur la télévision numérique, notre cible prioritaire est un jeune actif, masculin, de 25 à 49 ans. » Toutefois, ces chaînes existent aussi pour conforter les intérêts des groupes médiatiques qui les possèdent. « Pour un grand groupe audiovisuel, l’information fournit de la crédibilité », assène Mme Lecasble. Amadouer un « jeune actif masculin de 25 à 49 ans » est également une priorité de Canal+.

Profitant de la bonne santé économique de ses radios, M. Weill voit les choses en grand pour sa chaîne low cost : « Je regarde ce qui se passe dans le monde et il y a un vrai intérêt des annonceurs, car aujourd’hui, en audience cumulée, et après tout juste un an, BFM TV a sept millions de téléspectateurs ; je pense que nous pouvons atteindre vingt-cinq millions dans cinq ans. Il faut rappeler qu’avec environ 1 % d’audience CNN a engrangé 650 millions de dollars de recettes publicitaires, et affiche une marge de 40 %. » Pour l’instant, bien qu’i-Télé et BFM TV tentent d’élargir leur audience grâce à la TNT gratuite, et fassent connaître, à grands renforts de communiqués, leur audimat cumulé par semaine, le « grand public » est ailleurs : devant les journaux télévisés traditionnels, qui se résument désormais à une succession d’histoires de vie (4).

Un journalisme « hors sol »

M. de Pouzilhac, ancien président du groupe publicitaire Havas, et actuel président du conseil de surveillance du groupe Moliflor Loisirs, qui exploite vingt et un casinos (5), sait vendre son produit en déclamant qu’il est « fantastiquement surpris par France 24, une chaîne spectaculaire, une belle chaîne ! Car la France est un pays rebelle, nous jouons là une vraie spécificité ! ». A l’égard du journalisme, il reste cependant un complet néophyte : « C’est étonnant, quand je vois partir les reporters, ils sont avec un grand bâton, je ne sais pas à quoi ça leur sert… », nous confie-t-il au détour d’une phrase. Prévenante, son attachée de presse lui explique alors que le « grand bâton » se trouve être le pied de la caméra…

En vérité, pour M. de Pouzilhac, l’essentiel est ailleurs. Il s’agit, là aussi, des CSP +, dont le site Internet de la chaîne nous apprend qu’ils constituent la cible principale. Une enquête marketing a d’ailleurs été promptement réalisée auprès de « cinq cents leaders d’opinion ». Les journalistes, eux, ont été instruits des techniques du management. Ils ont presque tous signé une charte précisant qu’ils doivent « parler à l’extérieur d’une même voix et croire dans les vertus de l’équipe », mais aussi « être exigeants face au budget comme s’il s’agissait de leur propre argent ». Pour M. de Pouzilhac, rien de plus naturel : « Dans toutes les sociétés américaines, il y a une charte. »

Pourtant, à France 24, on a l’ambition d’apporter un « regard français », et même d’« aller au-delà de l’information » ! Grégoire Deniau, directeur de la rédaction, parle, lui, d’un « regard à 360° sur le monde (6) ». De tels slogans cachent mal le peu de moyens journalistiques accordés au projet. Cette chaîne internationale diffusée simultanément en français, en anglais et en arabe sur trois canaux ne compte que cent quatre-vingts journalistes environ (trois cents salariés au total), alors qu’Al-Jazira English a huit cents journalistes et techniciens répartis sur quatre centres régionaux et s’appuie sur un réseau de quelque soixante bureaux nationaux et régionaux.

D’autres chiffres sont révélateurs : France 24 ne compte que trois grands reporters et sept journalistes reporters d’images (JRI). Sur cent quatre-vingts journalistes, à peine quinze sont parfaitement bilingues, capables de monter simultanément les sujets en anglais et en français, contrairement à ce qui avait été annoncé au lancement de la chaîne. France 24 est donc comparable à ses concurrentes françaises qui, elles aussi, fonctionnent avec peu de moyens.

Toutes ont largement recours à des journalistes « en desk ». Rassemblés dans des bureaux en open space (« espace ouvert »), comparables à des plateaux de centres d’appels, ces soutiers de l’information fabriquent nombre de leurs « sujets » à partir d’images de la banque d’échanges Eurovision News (EVN) et des agences mondiales Reuters Television et Associated Press Television News (APTN), auprès desquelles les chaînes ont souscrit de coûteux abonnements (7). Comme le note un reporter malicieux, « avec l’évolution des technologies, on peut faire du journalisme sans sortir de son bureau ». La version « hors sol » du métier…

Ancien rédacteur en chef à TF1 chargé de la politique étrangère, Régis Faucon ne cache pas son irritation à l’égard de ces nouvelles manières : « France 24, nous explique-t-il, c’est des EVN commentées par des gamins qui ne connaissent même pas les gens dont ils parlent, c’est du “rewriting” de dépêches. » Réactualisant en permanence leurs journaux, les chaînes « tout info » ont besoin d’images le plus rapidement possible, service que seules les deux plus grandes agences internationales sont capables d’offrir (8). Des sujets « prêt à diffuser » sont même proposés. La multiplication de ces télévisions dont la rentabilité est l’obsession accélère l’uniformisation des sources d’information.

A France 24, il n’existe d’ailleurs pas de salle de conférence de rédaction. Les techniciens de l’information de la chaîne internationale n’ont pas vocation à poser des questions à leur direction éditoriale ! « Moi, j’estime qu’on ne devrait pas avoir de carte de presse, dénonce un jeune journaliste. On recycle de la dépêche, on est une entreprise de ravalement de l’info. Nos chefs nous demandent d’aller vite, ce sont les mêmes qui, à l’école, nous disaient “D’où viennent ces images ?”, en nous faisant de grandes leçons de déontologie. Maintenant, on va sur le site Internet de la BBC pour vérifier les infos. »

En réduisant les coûts et en accélérant le rythme de production, les chaînes d’information en continu ont transformé les conditions de production du journalisme audiovisuel. Ainsi, si BFM TV impose le respect, c’est moins en raison de sa couverture de l’actualité que de son rapport qualité-coût. Aujourd’hui, quatre-vingt-quinze journalistes y travaillent. Comme dans une usine, chaque action est calibrée à la seconde près, chiffrée, rentabilisée. Les tâches, très routinières, sont réalisées à un rythme soutenu : deux heures suffisent à un journaliste « en desk » pour réaliser un sujet.

Corvéables à merci, ils sont jeunes (30 ans environ de moyenne d’âge) et, pour la plupart, anciens élèves des grandes écoles de journalisme. « Débuter par une chaîne “tout info” est très formateur, car tu as la possibilité de partir sur des coups très vite », estime une recrue de BFM TV qui, comme ses camarades, espère intégrer par la suite une rédaction plus prestigieuse. Ce qui peut expliquer ses concessions du moment.

Le souci de vérifier l’information ne prime pas toujours. « C’est la religion de la dépêche : la dépêche l’a dit, donc c’est vrai ! », résume un journaliste de LCI. Pressés par le temps, soucieux de ne pas s’attirer d’ennuis, ces professionnels se contentent de citer la source. A LCI, les journaux ne dépassant pas les huit ou neuf minutes, un sujet moyen dure entre cinquante secondes et une minute vingt. La production se fait à flux tendu : « Les sujets sont commandés entre 10 et 11 heures, raconte un journaliste, et doivent être prêts à diffuser à 18 heures pour le JT [du présentateur Harry] Roselmack. Résultat, on doit les caler en fin de matinée, midi, faire les sonores et les images en début d’après-midi, revenir à 16 h 30 grand max pour monter le tout. »

Faits divers et petites phrases

Comme dans une usine, chaque tâche est décomposée, la responsabilité dissoute. Décryptage d’un JRI : « On part seul, on ramène les images, le son. Le rédacteur, lui, n’est pas sur le terrain. En arrivant à la rédaction, il faut le briefer. Parfois, tu n’as même pas le temps de le voir alors qu’il a commencé à écrire son commentaire à partir de la dépêche… Quand t’es JRI, tu peux bosser jusqu’à cinq sujets différents dans la journée… »

Mais les thèmes privilégiés se ressemblent : « Nos rédacteurs en chef Daniel Grillon et Benoît Laporte s’intéressent beaucoup aux faits divers, rapporte un autre journaliste. Résultat, chaque jour, on épluche Le Parisien. » Accidents de la route, braquages de banque, disparitions d’enfant, grèves des transports, météo accompagnent les résultats boursiers et les commentaires sur l’économie. La priorité des priorités demeure toutefois les breaking news, ces événements spectaculaires faciles à mettre en images : « Sur ces gros coups, on profite des moyens de TF1, remarque un journaliste de LCI. Lors du tsunami [le 26 décembre 2004], près de cinq équipes étaient sur place au complet avec JRI, rédacteur, monteur. Sur des événements du type 11-Septembre, Louisiane [ouragan], c’est là qu’on a une chance d’être regardé, donc on bloque tout là-dessus. »

Le reste du temps, en plus des dépêches de l’AFP, les rédacteurs en chef ont les yeux rivés sur la concurrence : à LCI, i-Télé et BFM TV sont constamment suivies. « De peur de rater un coup, personne ne dira stop », s’inquiète un journaliste.

A i-Télé, où « on est prié de tuer BFM », le souci de la rentabilité est obsessionnel. Des cost killers (tueurs de coûts) ont débarqué dans la rédaction. Depuis plusieurs mois, les remplacements ne sont plus assurés. « Le seul objectif de Valérie Lecasble est de réduire les coûts, déplore un journaliste. Elle ne veut plus envoyer des gens à l’étranger, et en plus les chiffres lui donnent raison : cet été, en pleine guerre du Liban, on n’a fait que du “desk”, et le public a suivi. »

Journaliste et délégué Confédération française démocratique du travail (CFDT), Jacques Imbert ose : « A-t-on les moyens de recouper les informations ? Moi, je pense que non. Résultat, on perd en crédibilité. » Désabusé, un de ses jeunes collègues raconte : « Les journalistes sur ces chaînes n’ont pas de pouvoir. Les politiques le savent, on n’a pas le temps de bosser sur les dossiers, on n’est pas pris au sérieux, on est des petits jeunes précaires qu’on envoie seul avec une caméra. Les mecs qu’on interroge nous prennent pour des rigolos. »

Durant la campagne électorale, BFM TV et i-Télé rivalisèrent pour récupérer le maximum de petites phrases et multiplier les directs autour des meetings politiques. Les candidats se sont habitués à être suivis par ces journalistes obligés de tout faire à la fois, incapables de leur apporter la moindre contradiction. Lors du grand discours de M. Nicolas Sarkozy à la porte de Versailles, les journalistes de ces chaînes évoquèrent ainsi à l’antenne, des heures durant, le chiffre fantaisiste de cent mille militants présents, « information » reprise par l’ensemble des médias (9)…

Ce matraquage régulier de fausses nouvelles n’inquiète pas beaucoup les responsables de ces chaînes : « Pour Weill, un journaliste, c’est un mec qui met son micro devant l’interlocuteur », raconte ainsi une journaliste de BFM TV. Quoi de plus naturel pour une chaîne low cost ? Beaucoup de rédacteurs en chef n’ont pas de bureau personnel, les équipes se succèdent en roulement dans l’open space, et les JRI prennent le métro avec leur caméra. En outre, comme à i-Télé, les journalistes s’enregistrent eux-mêmes avec des micros disposés sur leurs bureaux, et ils réalisent directement le montage sur leur ordinateur : « Il suffit de cliquer sur la souris, précise l’un d’eux, il n’y a pas de cabines d’enregistrement et de montage, on économise de la place et des monteurs. »

Et puis, « sans images pas de sujets, rappelle le journaliste, et sur la France notre gros problème est qu’à part l’AFP nous n’avons aucune source d’information. Quand ça ne tombe pas sur l’AFP, on est dans les choux. C’est pourquoi nous faisons des sujets sur l’international. En fait c’est mécanique, ce n’est pas un choix éditorial, c’est que là nous avons les images des agences ». En règle générale, Sky News est la référence : « Les rédacteurs en chef aiment bien les coups trash. Ils ont tendance à vouloir qu’on en rajoute. Au niveau des grèves SNCF, tu ne peux pas dire que tout va bien, il faut insister sur les problèmes, l’angle d’attaque est orienté. »

Le zèle de leurs petits soldats conforte les espérances des patrons de chaîne. Lors d’un colloque « Médias, pouvoir, société : les défis de l’information en 2015 » (10), tous ont entrevu que les journalistes devraient s’adapter au développement du « plurimédia » et à l’arrivée, dans quelques mois, de la « télévision mobile ». A TF1, où certains cadres dirigeants considèrent que, du fait de son absence sur la TNT gratuite, « LCI n’a plus de raison d’être en l’état », on mise tout sur Internet et sur le téléphone portable : « Il s’agit de suivre nos CSP + dans tous leurs déplacements, d’où l’importance de la marque LCI », souligne M. Dassier. Depuis plusieurs mois, LCI se décline : podcasts (téléchargement automatique de fichiers audio ou vidéo), flashs sur les téléphones portables, partenariat avec Microsoft… Aux Etats-Unis, CNN s’est lancée sur ce marché de l’information « à la demande » avec CNN Pipeline, qui propose sur Internet des bulletins réactualisés toutes les heures.

Depuis 2005, les téléphones de troisième génération cherchent à se transformer en télévisions de poche. LCI a lancé dès juin 2004 le premier journal tout en images sur téléphone mobile, via les réseaux Bouygues Telecom et Orange. Les abonnés de SFR qui possèdent un appareil de troisième génération « profitent », quant à eux, des journaux d’i-Télé. A BFM TV, on est optimiste : « La mobilité en télévision est une révolution semblable à ce qu’a été le transistor pour la radio », s’exclame M. Weill. Car, si les réseaux téléphoniques actuels n’ont pas la capacité suffisante pour une diffusion de masse, l’arrivée dans les prochains mois de la norme DVB-H peut changer la donne. Le principe ? Diffuser par voie hertzienne (à l’instar de la TNT) des programmes qui seront ensuite décodés sur des appareils mobiles équipés d’un tuner compatible : ordinateurs portables, assistants personnels ou PDA, téléphones portables…

L’enjeu économique est important, car, selon l’Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), la part cumulée des revenus captés par le mobile, Internet et la télévision par ADSL atteindra d’ici à dix ans près de la moitié des recettes globales du secteur de la télévision (11). A terme, l’idée est donc de transformer les chaînes d’information en continu en « agences de presse audiovisuelle » capables de fournir, en sous-traitance, n’importe quel support. Comme toutes les rédactions se valent, autant les utiliser pour tout. Et, en guise de pluralisme, évoquer le « plurimédia »…

Marc Endeweld.

Financial Times, Londres, 31 juillet 2006. A propos de cette chaîne, lire Marie Bénilde, « Parrain privé, chaîne publique », Le Monde diplomatique, janvier 2006.

(2) Le Monde, 21 novembre 2006.

(3) Pour souligner le peu de cas que ces types de supports accordent au travail d’information, il suffit de rappeler au lecteur que ces journaux n’ont pas, par exemple, couvert la guerre du Liban au mois d’août 2006, pour cause de grandes vacances.

(4) Lire Christian Salmon, « Une machine à fabriquer des histoires », Le Monde diplomatique, novembre 2006 ; et « Plongée à l’intérieur des journaux télévisés », Le Monde diplomatique, décembre 2005.

(5) La Tribune, 5 avril 2006. Cf. également le site du groupe Moliflor.

(6) Le Monde, 4 février 2007.

(7) Cf., à ce sujet, l’article de Dominique Marchetti, « L’internationale des images », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 145, Paris, 2002, p. 71-83.

(8) Pour contrer les agences Reuters et Associated Press, l’Agence France-Presse (AFP) lance sur le marché international un service d’actualités vidéo en plusieurs langues, AFPTV, qui devrait produire à ses débuts environ cent cinquante sujets par mois d’un format court (une minute trente à deux minutes).

(9) Seul Le Canard enchaîné expliquera quelques jours plus tard que la salle ne pouvait pas contenir plus de vingt mille participants ! (Le Canard enchaîné, Paris, 17 janvier 2007.)

(10) Colloque organisé au Sénat, le 9 janvier, par l’Association des journalistes économiques et financiers.

(11) Danièle Granet et Catherine Lamour, Mediabusiness. Le nouvel eldorado, Fayard, Paris, 2006.

 

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UNE CNN A LA FRANCAISE Parrain privé, chaîne publique (source:le monde diplomatique )

Posté par cfdtrfi le 24 février 2008

Janvier 2006

Autrefois rivaux, Vivendi, TF1 et M6 vont s’associer dans le secteur de la télévision par satellite. Sous prétexte d’aider à la création de groupes géants, la Commission européenne recommande la libéralisation de la directive Télévisions sans frontières. Cela autorisera les chaînes à diffuser davantage de publicité… Enfin, la naissance d’une « CNN à la française », étroitement associée au groupe TF1, est imminente.

Par Marie Bénilde

Le gouvernement qui a validé, le 30 novembre 2005, le montage de la chaîne française d’information internationale ne pouvait donner plus cinglante démonstration de l’absurdité de l’article III-167  (1) du projet de traité établissant une constitution pour l’Europe. Voulue par le président Jacques Chirac, annoncée pour 2006, la future chaîne, dont le budget sera intégralement assuré par le Quai d’Orsay, malgré un capital détenu à parité par TF1 et France Télévisions, ne va-t-elle pas bénéficier d’une aide gouvernementale que l’on pourrait juger « incompatible » avec le marché intérieur ?

Mais la raison d’Etat a su, sur ce point-là, conserver ses prérogatives. Et, le 7 juin 2005, la Commission européenne présidée par M. José Manuel Durão Barroso n’a rien trouvé à y redire en approuvant un tel montage. La future CFII sera pourtant à mille lieues de l’esprit de Bruxelles, de ses domaines de compétence partagée, de ses velléités de politique étrangère commune et de ses appels à une coopération renforcée. « Nous devons avoir l’ambition d’une grande chaîne d’information continue internationale en français à l’égal de la BBC ou de CNN pour les anglophones. C’est essentiel pour le rayonnement de notre pays », a expliqué M. Chirac au Sénat le 7 mars 2002  (2).

Il s’agit bien, en effet, de faire rayonner la France à travers une information qui s’inscrit dans un projet politique. Mais quelle France ? Auteur d’un rapport sur la chaîne, M. Bernard Brochand, député Union pour un mouvement populaire (UMP), maire de Cannes et ancien publicitaire de l’agence DDB Worldwide, a tracé les contours d’un produit prêt à consommer qui se doit d’être la « voix de la France », et aussi une sorte d’enseigne lumineuse : « Il ne s’agit pas seulement de lancer un média supplémentaire, mais de donner naissance à une marque mondiale comme peuvent l’être Airbus, L’Oréal ou encore Danone », a-t-il fait miroiter  (3).

L’ambition de M. Brochand est de favoriser l’implantation des grandes entreprises françaises à l’étranger en mettant en valeur l’image de marque d’un pays. La création d’un « club des fondateurs » réunissant les « principaux annonceurs français » et bénéficiant d’« opérations de parrainage » est d’ailleurs préconisée dans son rapport  (4). Tout naturellement, c’est son ami publicitaire Alain de Pouzilhac, ancien PDG d’Havas, qu’il a quitté avec 7,8 millions d’euros d’indemnités, que M. Brochand s’est employé à valoriser auprès de l’Elysée pour présider le directoire de la future chaîne.

Sur le papier, le projet trouve sa légitimité dans la volonté de l’Etat français d’apporter une information en images à des peuples exposés à des chaînes internationales comme CNN, Fox News ou BBC World, relevant de pays belligérants pendant la guerre d’Irak. La guerre en Afghanistan, en 2001, a montré l’importance de chaînes d’information arabes, comme Al-Jazira ou Al-Arabiya. Aussi est-il apparu déterminant au chef de l’Etat français de faire entendre une voix qui ne soit plus tributaire des canaux audiovisuels développés par des pays arabes ou anglo-saxons. « C’est aussi une impérieuse nécessité, a expliqué M. Brochand. Quand M. Michel Barnier, alors ministre des affaires étrangères, annonce la libération des otages français, il est paradoxal qu’il doive choisir Al-Jazira pour l’annoncer au monde arabe »  (5). Une impérieuse nécessité qui se fait d’autant plus cruellement sentir que des Etats comme le Venezuela et la Russie ont, eux également, fait savoir, en 2005, qu’ils comptaient créer des chaînes d’information internationales afin de mieux promouvoir leurs intérêts.

Le projet de M. Brochand cumule les inconvénients du financement d’Etat et de l’actionnariat privé. L’expérience de Radio France Internationale (RFI), entièrement subventionnée par le ministère des affaires étrangères, montre combien il est difficile d’affirmer une indépendance rédactionnelle de fait quand la tutelle budgétaire et administrative vis-à-vis du gouvernement français est aussi criante. Le 17 septembre 2002, le président du Togo aujourd’hui décédé, Gnassingbé Eyadéma, a ainsi tenté d’empêcher la diffusion sur RFI d’une interview d’un de ses principaux opposants, M. Messan Agbéyomé Kodjo, en téléphonant directement à l’Elysée. Il a fallu l’intervention de l’intersyndicale des journalistes pour que l’entretien ne soit pas censuré par M. Jean-Paul Cluzel, alors PDG de RFI, aujourd’hui président de Radio France. Seuls les Togolais ont finalement été privés de l’audition de cette interview, le Togo ayant réussi à brouiller les émetteurs FM de RFI sur son territoire le jour même de la diffusion.

Information continue au rabais

Un reportage sur RFI qui s’interrogeait sur la responsabilité des « services secrets français » dans la mort du juge Bernard Borrel, dix ans auparavant à Djibouti, a été diffusé le 17 mai dernier, puis retiré du site Internet de la radio. La société des journalistes de RFI a dénoncé une censure : « Vient-elle du PDG de RFI ? De la direction de l’information ? Du Quai d’Orsay ? Ou bien du président djiboutien, réélu à 96 % ? », s’interrogeait-elle  (6). Pour la future CFII, M. Brochand demande certes que « sa ligne éditoriale soit indépendante des pouvoirs publics français et perçue comme telle », mais il rappelle dans le même temps que « l’Etat a exprimé à plusieurs reprises, notamment par la voix du président de la République, que l’existence d’une chaîne d’information internationale était susceptible de répondre à certains des objectifs de la politique étrangère nationale  (7) ». On connaît ligne éditoriale plus affranchie…

Le projet français souffre tout autant de son étroite dépendance vis-à-vis du groupe TF1, auquel il est prévu de confier 50 % du capital de la CFII sans le contraindre à aucune contribution financière autre que symbolique (18 500 euros). Le rapport Brochand a par là même superbement ignoré les conclusions de la commission parlementaire présidée par le député Union pour la démocratie française (UDF) de la Loire, M. François Rochebloine, qui préconisait de constituer un opérateur de télévision à partir d’un groupement d’intérêt public fédérant France Télévisions, l’AFP, TV5, RFI, CFI, RFO et Arte France. Ne laissant aux groupes privés qu’un rôle de partenaire sur la base du volontariat, M. Rochebloine a vite été désavoué par l’Elysée, qui a imposé une association public-privé unique en son genre s’agissant de l’action audiovisuelle extérieure. Le 14 octobre 2003, sa mission parlementaire s’est sabordée, après avoir constaté que le projet était piloté depuis l’Elysée et Matignon. M. Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, a eu beau réclamer un rôle « moteur » et un capital « 100 % public » qui lui aurait assuré une diffusion sur la télévision numérique terrestre (TNT), son groupe devra se contenter d’un rôle de copilote aux côtés de TF1, même s’il se voit attribuer, en guise de lot de consolation, la présidence du conseil de surveillance de la CFII.

Pourquoi le gouvernement français a-t-il imposé une société de droit privé impliquant la première chaîne de télévision du pays à côté de France Télévisions ? M. Barnier, alors ministre des affaires étrangères, a justifié un tel rapprochement par le « gage de réussite » que constituerait « la mutualisation des compétences de professionnels de ce niveau ». Mais ne faut-il pas y voir plutôt, à l’instar du député socialiste Didier Mathus, « la dette de Jacques Chirac à l’égard de TF1 » après la campagne massive de cette chaîne sur le thème de l’insécurité en 2002 qui a grandement contribué à porter la droite au pouvoir ? La télévision du groupe Bouygues, qui ne compte que cinq correspondants dans le monde (dix correspondants pour France Télévisions), se caractérise en effet par un très faible développement international et par la modeste part de ses journaux consacrés à l’actualité étrangère. Son apport à une chaîne d’information internationale apparaît assez limité. La CFII sera en revanche un précieux allié pour le groupe de BTP, qui n’hésite pas ouvrir les portes du « 20 heures » de TF1 à des chefs d’Etats étrangers comme le roi du Maroc, dont il espère des marchés publics.

Il eût pourtant été possible de créer une chaîne à partir de France Télévisions en reprenant le projet développé pour la TNT par MM. Paul Nahon et Bernard Benyamin. Mais M. Michel Boyon, directeur de cabinet de l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, a eu le mérite de la franchise en leur expliquant qu’il n’était « pas question de faire de l’ombre à TF1 ». Le groupe TF1 finance en effet à perte depuis onze ans sa chaîne d’information LCI, qui s’est révélée un précieux instrument de lobbying et d’influence. Pas question donc, pour le moment, d’offrir à la CFII la possibilité de lui faire concurrence en mode hertzien sur son territoire, tout comme il n’était pas question de laisser France Télévisions présenter un projet de chaîne d’information gratuite sur la TNT.

Dans son projet actuel, la CFII sera donc une chaîne qui aura la particularité d’être financée par le contribuable français, qui ne pourra être vue en France que sur le câble ou le satellite (après une ultime concession du gouvernement), mais qui restera sous surveillance d’un groupe privé concurrent. Sans doute est-ce là le meilleur moyen qu’a trouvé l’Elysée pour en garder le contrôle vis-à-vis de l’opinion publique française. MM. Patrick Le Lay, PDG de TF1, et Marc Tessier, ancien président de France Télévisions, ont tenté d’empêcher sa diffusion en France en arguant du problème de concentration que poserait l’alliance de « deux leaders » sur un bassin de diffusion national. Avant de reconnaître que la CFII risquerait de « cannibaliser » l’audience des informations de France 2 et de TF1 : « Ce sera beaucoup plus difficile si elle vient concurrencer nos propres journaux », a lâché M. Tessier. De son côté, M. Robert Namias, directeur de l’information de TF1, a avoué qu’il n’y croyait « pas du tout (…), c’est très compliqué et très coûteux  (8) ». Quant à l’ensemble des syndicats des chaînes publiques (CFDT, SNJ, CFTC, SNRT-CGT et SNJ-CGT), ils ont fait savoir qu’ils n’étaient pas prêts à collaborer avec TF1, et ont mis en garde contre un « démantèlement programmé de l’audiovisuel public  (9) ».

On voit mal, en effet, comment les personnels de France Télévisions pourraient travailler efficacement dans un attelage contre nature et sous l’égide d’un président de TF1, M. Le Lay, qui s’est distingué en 2004 en affirmant que sa mission était de vendre à Coca-Cola du « temps de cerveau humain disponible ». Et ce alors que l’AFP et RFI sont invitées à mettre généreusement à disposition des intéressés leurs réseaux de correspondants. De plus, le projet pose la question de son articulation avec les missions d’information de TV5 et d’Euronews. Les deux chaînes, qui présentent l’immense avantage de disposer d’un réseau de diffusion mondial bâti dans la durée, touchent respectivement 144 et 155 millions de foyers dans une centaine de pays. Nul doute qu’il eût été plus pertinent d’utiliser cet acquis pour doter la CFII d’une plate-forme de lancement opérationnelle… Mais l’actionnariat multinational ou européen de ces deux chaînes, de nature à favoriser une indépendance éditoriale, ne coïncidait sans doute pas avec une volonté de mise sous tutelle de l’information internationale à la française.

Le premier ministre, M. Dominique de Villepin, a finalement gardé en l’état l’essentiel des conclusions du rapport Brochand. Réalisé sur commande de l’Elysée, peu soucieux de respecter le code des marchés publics sur les appels d’offres, le projet de CFII sera ainsi l’exact reflet de la politique chiraquienne en matière d’audiovisuel extérieur. La chaîne, qui devrait émettre dans le courant de l’année 2006, se contentera d’un budget très modeste de 65 millions d’euros (contre 887 millions de dollars pour CNN International, et 510 millions d’euros pour BBC World). Elle ne disposera que de cent trente journalistes et, à l’heure où Al-Jazira et la Russie se préparent à émettre intégralement en langue anglaise, elle ne comptera à sa création qu’un seul décrochage quotidien de quatre heures à destination des anglophones. Quant à la place réservée à la langue arabe, elle risque de faire pâle figure à côté de la BBC Arabic TV, la chaîne internationale que la Grande-Bretagne s’apprête à lancer en langue arabe 24 heures sur 24. L’usage de l’espagnol, lui, n’est prévu que dans un second temps. C’est là le prix à payer pour permettre à un président en fin de mandat de mener à bien son rêve de « CNN à la française » qui ne différera sans doute de ses congénères d’outre-Atlantique que par ses moyens. Sous l’impulsion de la chaîne américaine Fox News, de M. Rupert Murdoch, l’information internationale est entrée, depuis le 11 septembre 2001, dans l’ère du patriotisme et de l’instrumentation partisane. La France ne veut pas être « en retard »…

Marie Bénilde.

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Médias et Pouvoir

Posté par cfdtrfi le 24 février 2008

Namias : l’amitié Bouygues-Sarkozy
« ne joue en rien sur l’information »

NOUVELOBS.COM | 29.10.2007 | 20:19

Le directeur de l’information de TF1 se dit « blessé » par les attaques de François Bayrou. Arnaud Montebourg dénonce pour sa part la « berslusconisation » du système médiatique français.

Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues

Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues (Sipa)

Le directeur de l’information de TF1, Robert Namias, l’assure: l’amitié entre Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues, principal actionnaire de TF1, ne joue « en rien sur l’information ». Tandis qu’Arnaud Montebourg criait à la « berslusconiation » du système médiatique français, Robert Namias a fait savoir lundi 19 février 2007 qu’il se sentait « blessé » par les attaques sur la proximité de TF1 avec le ministre de l’Intérieur et candidat UMP.
« Les amitiés du principal actionnaire de TF1 avec Nicolas Sarkozy, que je respecte, ne me regardent pas. Elles ne jouent en rien sur l’information », a-t-il déclaré sur RMC.
Robert Namias était interrogé au sujet de l’émission politique de lundi soir sur TF1, « J’ai une question à vous poser », dans laquelle Ségolène Royal, candidate du PS à la présidentielle, sera être interrogée par 100 Français.
Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et Philippe de Villiers ont déjà été invités de l’émission.

Emission produite par un proche de Raffarin

Cette émission a été vivement critiquée par le candidat UDF François Bayrou – invité le 26 février. Comme le PS, François Bayrou a mis en doute la « déontologie » des conditions d’organisation. En effet, l’émission est produite avec la société A Prime Group, qui appartient à l’ex-conseiller de Jean-Pierre Raffarin (UMP), Dominique Ambiel.
Robert Namias, qui dit connaître François Bayrou « depuis 20 ans », a déclaré lundi: « jusqu’à présent j’avais des relations excellentes avec François Bayrou », et « je n’ai pas compris » qu’il « remette en cause l’honnêteté journalistique… J’en ai presque été un petit peu blessé. »
Robert Namias considère que Dominique Ambiel est « l’un des grands producteurs français, il a été conseiller de M. Raffarin pendant deux ans, (mais) ça ne m’intéresse pas. Il a surtout un savoir-faire et un métier ».
Quant à la suspension d’Alain Duhamel de France Télévisions et de RTL, en raison de son soutien à François Bayrou, Robert Namias a dit « regretter »: « je pense que Duhamel aurait continué à être toujours aussi libre dans sa tête ».

« Pureté virginale »

« Au fond, c’est la décision de gens qui aboient un peu avec les loups », qui se « drapent dans une espèce de pureté virginale et donnent des leçons de journalisme à tout le monde et expliquent qu’il faut travailler dans un couvent pour faire ce métier », a-t-il lancé.
Robert Namias avait été nommé président du Conseil national de la sécurité routière sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Son épouse, Anne Barrère, est la conseillère en communication de Jacques Chirac.
Le groupe de BTP Bouygues contrôle 42,9% du Groupe TF1, soit TF1, LCI ou encore Eurosport, ainsi que 34,3% du capital de Métro France, qui édite un quotidien gratuit.

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Christine Ockrent pigiste de luxe sur France 24 ?

Posté par cfdtrfi le 20 février 2008

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Ecrans-Médias

Christine Ockrent pigiste de luxe sur France 24 ?

Christine Ockrent pigiste de luxe sur France 24 ? file_304348_32598

Selon le site Internet du Point, l’épouse du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner est payée 120.000 euros par an pour un billet hebdomadaire sur France 24.

F. Me.

LIBERATION.FR : mercredi 16 janvier 2008

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Christine Ockrent payée une somme plus que rondelette pour une pige hebdomadaire de deux fois 3 minutes sur France 24 ? C’est ce qu’affirme aujourd’hui Le Point sur son site Internet, avançant la somme de 120 000 euros annuels pour un billet d’humeur en français et en anglais.

Sur le même sujet

Le Point rappelle que la chaîne est actuellement sous la tutelle de Matignon mais si le rapprochement entre France 24, TV5 Monde et RFI voulu par Nicolas Sarkozy voyait le jour, elle passerait sous la coupe du ministère des Affaires étrangères. A la tête duquel se trouve un certain Bernard Kouchner, «Monsieur Ockrent» à la ville.

A France 3 où Christine Ockrent anime tous les dimanches le magazine politique «Duel sur la 3», on assure que l’ex-présentatrice du 20 Heures n’a aucun commentaire à faire sur cette polémique. Idem à France 24 où on se borne à rappeler que la journaliste «a commencé sa collaboration bien avant la nomination au Quai d’Orsay de Bernard Kouchner». La chronique de Christine Ockrent est diffusée sur la chaîne depuis le 1er mars 2007.

Selon Sarah Kolka-Courageux du Syndicat national des journalistes (SNJ) de France 24, «la somme ne nous a pas été confirmée par la direction mais cela semble plausible. Pourtant, ce n’est pas ce qui nous préoccupe le plus en ce moment. Nous cherchons d’abord à préserver les langues au sein de la chaîne.»

Lors de sa conférence de presse du 8 janvier dernier, Nicolas Sarkozy avait en effet plaidé pour que France 24 ne parle que français, condamnant les rédactions en anglais et en arabe. Mais Bernard Kouchner s’est depuis publiquement opposé à cette disparition.

Le French doctor cherche-t-il à protéger la moitié de la pige de son épouse ? Le Point ne va pas aussi loin mais l’idée n’amuse qu’à moitié Sarah Kolka-Courageux.
En septembre, Christine Ockrent avait jugé «sexiste» et «insultante» la mise en cause par des syndicats de sa légitimité à présenter «Duel sur la 3», en raison de son statut d’épouse de Kouchner.

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les ménages de Christine Ockrent article de libération

Posté par cfdtrfi le 20 février 2008

Selon la Société des journalistes de France 3, les interventions rémunérées de la journaliste sapent la crédibilité de la chaîne.

AFP

LIBERATION.FR : mercredi 6 février 2008

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La Société des Journalistes (SDJ) de France 3 a demandé mercredi dans un communiqué à la direction de la chaîne «de prendre immédiatement les mesures disciplinaires qui s’imposent» à l’encontre de la journaliste Christine Ockrent qui multiplie les «ménages» (prestations rémunérées auprès d’organismes privés).

Interrogée par l’AFP, la direction de France 3 n’a pas souhaité faire de commentaire.

«Nous appelons par ailleurs notre direction à rappeler fermement les règles en vigueur à tous les journalistes», ajoute la SDJ.

Selon elle, au cours des deux dernières années, Christine Ockrent a notamment animé la soirée de lancement de Microsoft Windows Vista (ainsi que le montre une vidéo diffusée sur Internet), présidé un jury des «Trophées de l’intégration paysagère» des antennes relais SFR, animé à Bordeaux un Forum de Retraites organisé par la Caisse des dépôts, et, finalement, participé, au mois d’août, à l’animation de l’université d’été du Medef.

Sur ce dernier point, Christine Ockrent a reçu une lettre de la direction de l’information de France 3 lui rappelant les règles de la charte professionnelle de France Télévisions, qui limite les collaborations extérieures des journalistes et les soumet à déclaration préalable.

La SDJ de France 3 déplore une «confusion des genres» qui «sape notre crédibilité, déjà entamée par une promiscuité affichée sans retenue par cette journaliste vis-à-vis du pouvoir politique». Elle estime que ce comportement jette «un doute sur l’impartialité» de France 3. Christine Ockrent est l’épouse du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

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comuniqué de l’intersyndicale de RFI suite à la nomination d’Alain de Pouzilhac

Posté par cfdtrfi le 20 février 2008

CFDT – CGT – FO - SNJ

Intersyndicale Radio France Internationale

Au moment où le nom d’Alain de Pouzilhac apparaît comme éventuel PDG de la holding, c’est le moment de rappeler quelques « morceaux choisis » de ses déclarations :

Le 24 octobre 2007, dans Le Monde, il se pose une question : « Avons-nous, RFI et France 24, les mêmes compétences, les mêmes objectifs ? Il faudrait que nous ayons une même culture d’entreprise. Avant de s’associer, est-on sûr d’être capables de faire la même chose ? »

Le 7 décembre 2007 il persiste dans L’Humanité : « Avec RFI, on collabore mais quand on me parle de mettre ensemble des marques et qu’on ne se préoccupe pas des différentes cultures d’entreprise de ces marques, je dis attention ! »

ALORS, NOUS AUSSI, NOUS DISONS ATTENTION !

ATTENTION parce que dans Le Monde du 5/10/2007 il affirme qu’il faut créer :

« des synergies, en donnant de la cohérence stratégique (..) et  « en économisant énergies et argent, en arrêtant les dispersions inutiles. »

ATTENTION parce que Mr de Pouzilhac dit (Libération du 12/10/07) qu’

« il faut bâtir un audiovisuel extérieur compétitif qui tournera autour d’internet et de la mobilité »

il affirme qu’ « il faut utiliser l’ensemble des forces de RFI, de TV5 et de France 24.. » …afin de …« réunir les troupes d’élite de chacun » !

ATTENTION parce que le Directeur Internet de France 24 – Stanislas Leridon- interviewé par Rue 89 le 26/10/2007 interroge :

« Comment fera-t-on travailler ensemble des personnels qui, du côté de France 24, sont polyvalents, pluridisciplinaires, plurimédia et travaillent indifféremment pour les antennes télévision, web ou mobile de la société, avec ceux de RFI qui croient en la spécialisation et non à la polyvalence et qui, pour une très faible majorité d’entre eux, acceptent de travailler pour la radio ET le site Web ? » (…)

« Ayons le courage d’affronter les réorganisations indispensables et puisque l’on cite souvent la BBC comme une référence, suivons ce qu’elle fait en se réformant en profondeur, au prix de licenciements malheureux mais nécessaires (2 500 suppressions d’emplois sur six ans, compensés en partie par des recrutements), de formation des journalistes au multimédia, de réorganisation des rédactions actuellement cloisonnées, et de négociations avec des syndicats représentatifs et responsables. »

Le langage militaire du « général » Pouzilhac et de ses aides de camp est-il une déclaration de guerre sociale ? Comment, avec de tels discours, pourrait-il se prévaloir d’être le président de tous au sein d’un futur audiovisuel public extérieur ? Quelles seraient les intentions du Président de la République en le désignant à la tête de la holding ?

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SARKO VEUT FAIRE JOUJOU AVEC FRANCE 24

Posté par cfdtrfi le 17 février 2008

samedi 2 février 2008 par Marc Endeweld  BAKCHICH.INFO

Alors que Sarkozy veut imposer « sa » chaîne de télé internationale, « Bakchich » ausculte France 24, la « CNN à la française » voulue par Chirac. Une chaîne ovni, s’appuyant sur TF1 alors qu’elle est à 50% publique…

Patatras. C’était le 8 janvier dernier. Lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy a refroidi en quelques phrases les ardeurs de la toute jeune France 24. Le président souhaite en effet qu’une nouvelle chaîne publique à vocation internationale appelée France Monde, regroupant dans une holding TV5 Monde, France 24 et Radio France Internationale (RFI), « soit créée cette année et qu’elle ne diffuse qu’en français ».

Séquence 1 : le caprice de Chirac…

Pourtant depuis avril, France 24, « la CNN à la française » voulue par Jacques Chirac, diffuse ses programmes en français, et aussi… en anglais, en arabe, et bientôt en espagnol. À peine lancée, il y a un peu plus d’un an, cette chaîne « internationale » a réussi ce tour de force avec 170 journalistes seulement, ce qui peut expliquer certaines concessions quant à la qualité de l’information (nombreux plateaux et interviews, peu de reportages avec des équipes de la chaîne). Récemment, des diplomates ont déploré « la piètre qualité » des programmes du canal arabe (voir article Bakchich). Bref, une info « low cost » qui coûte tout de même 80 millions d’euros environ par an aux contribuables français [1], qui ne peuvent même pas regarder la chaîne sur la TNT [2]. Au moins, Christine Ockrent, elle, s’en satisfait : la journaliste gagne grâce à France 24 la somme rondelette de 120 000 euros par an pour un modeste billet hebdomadaire…

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Les tentacules de France Monde

© PieR Gajewski

… et la pub de Pouzilhac…

Il faut dire que le président de la chaîne, Alain de Pouzilhac, aime le prestige. Ce proche de Jacques Chirac, ancien patron d’Havas, n’a pas ménagé sa peine pour valoriser sa chaîne, multipliant durant l’année passée les déclarations dans la presse, achetant dans le même temps fort cher de pleines pages de publicités dans les journaux. Alors que France 24 se rend compte de la difficulté à signer des contrats de distribution un peu partout dans le monde, son président préfère communiquer sur les chiffres de satisfaction d’enquêtes d’opinion qu’il a lui-même commandées. Ces derniers mois, ce fin communiquant a multiplié les œillades à l’égard du nouveau président, Nicolas Sarkozy. Des efforts qui n’auront, semble-t-il, servi à rien.

Dès janvier de l’année dernière, l’idée d’une fusion entre RFI et France 24 est notamment émise par la commission parlementaire présidée par le député François Rochebloine. Durant toute l’année 2007, on a aussi pu voir Antoine Schwartz, le PDG de RFI, proposer à maintes reprises une mutualisation des rédactions entre la radio publique et France 24, afin surtout de rassurer ses journalistes inquiets devant la diminution des budgets, mise sur le compte de la création de la nouvelle chaîne.

Séquence 2 : TF1, le « péché originel »

De son côté, Alain de Pouzilhac n’envisage nullement une telle perspective, comme il l’explique à Libération le 3 avril dernier : « Décréter d’un coup que la meilleure complémentarité, en 2007, c’est entre une radio et une télé, c’est aussi stupide que de dire que la meilleure complémentarité, c’est entre Ribéry et Zidane ! Aujourd’hui, la complémentarité, c’est le média plus Internet, pas un modèle bâti il y a cinquante ans, comme celui de la BBC ». C’est clair.

Tant d’agitations s’expliquaient alors par le débat au sein de la campagne présidentielle, dans lequel tous les candidats envisageaient très clairement une clarification des missions des différents acteurs. Car si l’arrivée de France 24 fin 2006 déstabilise autant l’ensemble disparate qu’est l’audiovisuel extérieur public [3], c’est qu’au moment de la réflexion sur cette « CNN à la française », le gouvernement Raffarin prend une décision pour le moins originale : faire appel à TF1. Comme le souligne aujourd’hui un des responsables à l’origine du projet France 24, cette décision constitue « le péché originel autour de cette chaîne ».

D’autant que, selon tous les proches du dossier, le groupe privé n’a aucun intérêt industriel à commencer l’aventure, à la fois parce que l’information internationale n’est pas rentable, et parce que Patrick Le Lay, son PDG, craint que la nouvelle chaîne puisse concurrencer d’une manière ou d’une autre la propre chaîne d’information continue du groupe Bouygues, LCI. D’où, au final, le veto de TF1 concernant la diffusion de France 24 sur la TNT et l’ADSL. « Pour TF1, il s’agissait simplement de faire plaisir à Chirac », explique aujourd’hui un responsable de France Télévisions. Et tout le monde s’accorde à dire désormais qu’à plus ou moins long terme, le groupe privé se désengagera de France 24, en négociant bien sûr son départ.

Alors pourquoi TF1 se retrouve embarquée dans cette galère ? C’est tout simple : le gouvernement Raffarin ne voulait pas négocier avec les syndicats de RFI et de TV5, et souhaitait diminuer l’influence de ceux de France-Télévisions, alors que le projet d’une chaîne « tout info » nécessite la mise en place d’une organisation du travail largement flexible. Aujourd’hui, à l’évocation d’une fusion avec RFI, Agnès Levallois, directrice adjointe de France 24, et ancienne directrice de l’information de RMC-Moyen-Orient (groupe RFI), en est bien consciente. Elle préfère user d’un euphémisme en notant « la différence de culture d’entreprise ».

… et les boys d’Eurosport

De son côté, un ancien de l’audiovisuel public extérieur analyse : « En imposant ce partenariat avec le privé, les pouvoirs publics de l’époque ont voulu créer une chaîne internationale « tout info » en contournant la question de la convention collective de l’audiovisuel public non adaptée pour un tel projet. Résultat, France 24 a été crée, très bien, mais si l’on prend en compte l’ensemble de l’audiovisuel extérieur on continue de perdre du temps, et de gaspiller l’argent public en l’éparpillant ».

Sans compter que si la chaîne voulue par Jacques Chirac s’est finalement montée en très peu de mois – alors que beaucoup d’observateurs ne croyaient pas au projet –, les synergies avec l’audiovisuel public n’ont jamais été privilégiées alors même que le groupe France Télévisions est actionnaire à 50 % de la chaîne. Pas très étonnant. Car, de fait, le lancement de France 24 en moins d’un an n’a pu être assuré que par la mobilisation des « boys » d’Eurosport, filiale à 100% de TF1. C’est d’abord eux qui ont préparé le management de la future chaîne internationale. Ce qui explique d’ailleurs que le siège de France 24 se situe juste en face de celui d’Eurosport, à Issy-les-Moulineaux. Et si le groupe TF1 ne croyait pas au projet, ses cadres zélés n’ont pas seulement imposé la non diffusion de la chaîne en France, ils ont logiquement préservé leurs intérêts. Car à TF1, il n’y a jamais de petits profits.

Résultat, au moment de la création la chaîne internationale, la direction de France Télévisions (pourtant le deuxième actionnaire à 50%) s’est retrouvée devant le fait accompli à plusieurs reprises, notamment en étant informée au dernier moment de contrats entre France 24 et différents prestataires privés. Faut-il le rappeler, avec de l’argent public à 100%. Ainsi, Eurosport a conclu, selon plusieurs sources, un contrat de prestation de service (et non de revente de droit) d’un montant de 1 million d’euros avec la chaîne internationale. Si Eurosport confirme l’existence d’un tel contrat, la chaîne se refuse à tous commentaires sur le montant effectif de la transaction et précise que celle-ci « concerne la livraison de plus de 832 modules d’information sportive de quelques minutes en anglais et en français ». Pour la partie magazine de son antenne, France 24 travaille également avec Maximal Productions de Jérôme Bellay.

Et bien sûr, dans tout ce négoce, personne n’osa parler du « projet éditorial » – oh le vilain mot – de la nouvelle chaîne. D’où la décision de mettre en avant Internet et de multiplier les diffusions en langues étrangères dans un temps record pour faire valoir la « spécificité » de France 24, car au niveau du contenu, la grande majorité des images diffusées proviennent des grandes agences internationales (APTN, Reuters…), qui fournissent déjà l’ensemble des chaînes d’information.

Quatre candidats en lice

Voilà pourquoi à France 24, alors que la question de la réorganisation de l’audiovisuel public extérieur se pose de nouveau, on fait valoir que la chaîne s’est développée sur ses propres énergies. À France Télévisions, où une partie des forces vives de l’entreprise s’était mobilisée précédemment autour du projet d’une chaîne internationale, on garde tout de même le mince espoir de réorganiser l’audiovisuel extérieur public autour d’une filiale internationale, en soulignant le peu de souplesse qu’offrent les supports multinationaux tels que TV5 ou Euronews. D’autant que les partenaires étrangers de TV5 (Québec, Belgique, Suisse), se sont tous opposés au projet « France Monde » de Nicolas Sarkozy.

À RFI, on met en avant le savoir-faire historique de la rédaction, et les potentialités du réseau de correspondants. Une chose est sûre : les budgets alloués par l’état à l’audiovisuel extérieur public, et donc à la prochaine holding « France Monde » ne risquent pas d’augmenter.

Au profit de qui ? Peut-être de l’un des candidats à la direction de ce nouvel ensemble. Quatre sont en lice : Pierre Lescure, qui serait soutenu par George Marc Benamou ; Alain de Pouzilhac, jugé selon Le Point comme un « bon candidat » au ministère de la culture et de la communication ; Pierre Louette, le président de l’AFP ; et Emmanuel Hoog, celui de l’INA.

En tout cas, c’est promis, après le bébé Chirac, Sarko aura le sien, malgré un joyeux bordel en perspective…

[1] Correspondant à une dotation publique garantie jusqu’en 2010. Pour 2008, la chaîne recevra ainsi 88,5 millions d’euros. À noter, les crédits de la chaîne dépendent directement des services de Matignon, et non du ministère des Affaires Étrangères.

[2] Décision prise suite à l’intense activité de lobbying du groupe TF1, deuxième actionnaire à 50% de France 24 avec France-Télévisions. L’ancien président de TF1ne voulait pas que la création de France 24 puisse faire de l’ombre à LCI.

[3] À TV5 Monde, une nouvelle grille réduit la diffusion des journaux de la rédaction sur l’Europe, l’Afrique et l’Orient. Depuis décembre dernier, le torchon brûle entre la direction et les salariés : le PDG de la chaîne, François Bonnemain, a même été visé par une motion de défiance. À RFI, l’inquiétude est également palpable. Il faut dire que les budgets de la radio publique sont en baisse. C’est pourquoi, pendant plusieurs semaines, le PDG Antoine Schwarz proposa une mutualisation des rédactions entre la radio publique et France 24, reprenant l’idée du rapport parlementaire de François Rochebloine.

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Bonjour tout le monde !

Posté par cfdtrfi le 15 février 2008

Bienvenue sur le blog de la CFDT RFI (Radio France Internationale) dédié à la réforme de l’audiovisuel extérieur

Son but : faire connaitre notre point de vue ,vous informer et débattre de cette réforme .

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