TV sans pub: RFI dénonce « un hold up »

Posté par cfdtrfi le 24 mai 2008

L’intersyndicale de Radio France Internationale (RFI) a dénoncé aujourd’hui un « hold up » après la proposition de la commission Copé de compenser la fin de la publicité sur France Télévisions en affectant au budget de la télévision publique la part de la redevance allouée à RFI et à l’Ina (Institut national de l’audiovisuel).Dans un communiqué, les syndicats de RFI se disent « au-delà de l’inquiétude » et « dénoncent ce tour de passe-passe financier qui aura pour conséquence d’asphyxier l’entreprise et de l’asservir au bon vouloir de l’Etat ». »Avec quels moyens le grand pôle de l’audiovisuel extérieur sera-t-il financé », demandent les syndicats, qui exigent le maintien de leur part de redevance, « seule source de financement garantie » pour RFI.

« Le budget de la radio ne doit pas être pillé pour financer les caprices du chef de l’Etat qui veut à tout prix offrir la pub du service public à ses amis des télés privées », ajoutent les syndicats.

Source : AFP

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lien vers le Journal Officiel conseil d’administration de la nouvelle holding

Posté par cfdtrfi le 16 avril 2008

http://www.journal-officiel.gouv.fr/publication/2008/0415/joe_20080415_0089_sx00.html?verifBaseDir=/verifier¬Verif=0&verifMod=load.php&verifExplMod=attente.php&ficBaseDir=../publication/2008/0415&joDate=15/04/2008#test21

 

 

OUVRIR LA LIGNE 21

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Création de la holding regroupant l’audiovisuel extérieur

Posté par cfdtrfi le 16 avril 2008

PARIS (Reuters) -- La holding qui a vocation à regrouper les sociétés de l’audiovisuel extérieur français a été créée, a annoncé son P-DG Alain de Pouzilhac.

L’ex-patron d’Havas précise dans un communiqué que le premier conseil d’administration de la holding constituée en société anonyme l’a nommé mardi matin au poste de P-DG et Christine Ockrent à celui de directrice générale déléguée.

La holding a vocation à diriger France 24, dont TF1 et France Télévisions se partagent le capital à égalité, et RFI, et à gérer la participation française au sein de TV5 Monde.

Une porte-parole d’Alain de Pouzilhac a précisé que le nom de France Monde, évoqué pour la holding, n’était « plus d’actualité » et que le choix de sa dénomination n’était pas tranché.

Le conseil d’administration est constitué de six représentants de l’Etat et de six personnalités qualifiées, dont Hélène Carrère d’Encausse et Hubert Védrine.

La nomination de la journaliste Christine Ockrent, compagne du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à la direction générale du nouvel organisme avait suscité un début de polémique en février. L’Elysée avait précisé que la holding dépendrait du Premier ministre et non pas du ministère des Affaires étrangères.

Cyril Altmeyer

© Reuters 2008. Tous droits réservés.

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AUDIOVISUEL EXTERIEUR : POUR EN FINIR AVEC LE SYNDROME D’ALESIA…

Posté par cfdtrfi le 15 février 2008

 CFDTLOGO RFI

AUDIOVISUEL EXTERIEUR :

POUR EN FINIR AVEC LE SYNDROME D’ALESIA…

« Notre politique audiovisuelle extérieure constitue un enjeu majeur pour l’influence de la France et pour la diffusion de sa langue », écrivait Nicolas Sarkozy, début août, dans une lettre de mission à Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et à Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication.

Depuis, un comité de pilotage travaille sur cette réforme s’acheminant vers la création d’une holding qui regrouperait Radio France Internationale (RFI) et TV5 Monde autour de France 24. Cette évolution nous paraît symptomatique d’une absence de stratégie très française qui n’a guère progressé depuis la Guerre des Gaules. Magistralement observée par César, celle-ci peut se résumer à trois grands principes :

1) on commence par réunir les chefs de tribu pour essayer de mettre sur pied une coalition ;

2) les chefs se bagarrent pour savoir qui sera le grand chef ;

3) on fait l’inventaire des forces et des moyens tactiques avant de monter en ligne.

Comme à chaque fois, c’est en pleine mêlée qu’on improvise une stratégie. Trop tard ! On a perdu la bataille d’Alésia. Ne perdons pas la bataille de l’audiovisuel extérieur !

Voulue par Jacques Chirac pour en faire une « CNN à la française » et conçue à la hâte par ses amis, France 24 est une jeune chaîne de télévision qui n’a pas encore réussi à franchir le seuil minimal nécessaire à Médiamétrie pour établir son audience réelle. Ses chefs communicants revendiquent « 80 millions de foyers impactés »1 le double de l’audience de RFI

 pour un budget inférieur de près de moitié. Affabulation pure ! Mais la question n’est pas là.

Après avoir cannibalisé le réseau des correspondants étrangers de RFI, faisant fi de toute démarche d’interactivité avec la radio mondiale, ces mêmes chefs de France 24 ne rêvent que de mettre la main sur le réseau de diffusion de TV5, le deuxième au monde. Ils ambitionnent aussi de diriger le portail internet de la future holding en récupérant le pôle multimédia de RFI (reconnaissons cependant à la décharge de France 24 que la direction de RFI n’a pas su proposer les solutions de complémentarités adaptées). En fait, France 24, à qui pourtant il reste tout à prouver, n’affiche malheureusement pas sa volonté de conduire avec ses « partenaires naturels » la bataille du contenu, celle de l’excellence française en matière d’actualité internationale. Depuis sa création « Télé-Chirac », telle qu’elle est qualifiée à l’étranger, a refusé toute synergie avec les autres composantes de l’audiovisuel extérieur préférant opter pour le mercenariat de l’information : journalistes sans statut ni convention collective et absence d’éthique. Elle incite même ses correspondants privilégiés à se transformer en petits patrons de société de production privée pour éviter de payer charges sociales et droits d’auteurs.

Dans ces conditions, comment prétendre ajuster le statut juridique de la future holding à celui de France 24 ? Et pourquoi vouloir mettre la jeune chaîne au cœur du jeu sinon pour « externaliser », sinon pour privatiser RFI et TV5 Monde; sinon pour concrétiser la volonté, à peine voilée, des gouvernements successifs de détruire les conventions collectives de l’audiovisuel public extérieur. Accusées de couvrir archaïsmes et privilèges, celles-ci doivent – certes -- être modernisées et mieux adaptées à l’évolution des métiers. Mais elles continuent à garantir les statuts juridiques et -en tout premier lieu- déontologiques des journalistes, personnels techniques et administratifs de l’audiovisuel public extérieur. Sur ce terrain, il est de la responsabilité des pouvoirs publics et des présidents de ces sociétés de dénoncer ces conventions pour les faire évoluer. Or, durant ces 25 dernières années, ils se sont refusés à ouvrir, avec les partenaires sociaux, une dynamique globale de réforme et de modernisation.

Pourtant les volontés réformatrices existent. Nombreux sont les partenaires à considérer que cette réforme est absolument nécessaire. C’est le cas de la CFDT-RFI qui, en son temps, fut l’agent principal de la transformation de l’héritier du poste colonial en radio d’information continue. La CFDT-RFI réclame vainement depuis 2003 à sa nouvelle direction d’anticiper les besoins des auditeurs et de favoriser l’évolution d’une information internationale multimédia. Pour rompre avec le syndrome d’Alésia, ce même partenaire propose depuis quatre ans trois objectifs stratégiques :

1) Le contenu et l’expertise de l’information internationale à la française :

La question du contenu est originelle et fondatrice. L’excellence française en la matière n’est plus à démontrer. La « French Touch » pour reprendre et faut-il le rappeler l’expression de Jean-Paul Cluzel qui dirigea RFI entre 1996 et 2003 s’inscrit dans l’héritage des Lumières : une information pluraliste, critique sinon contradictoire conforme à la démocratie et aux droits de l’homme. Le philosophe allemand, héritier des Lumières européennes, Jürgen Habermas écrit : « les auditeurs et spectateurs ne sont pas seulement des consommateurs, et donc des utilisateurs du marché ; ils sont aussi des citoyens jouissant d’un droit de participation culturelle, d’accès à l’événement politique et de participation à la formation de l’opinion » .

C’est pour n’avoir pas inscrit ces fondamentaux au cœur de son projet éditorial que la jeune France 24 rencontre le plus grand mal à s’imposer comme un vrai vecteur de « French Touch ». Un exemple parmi tant d’autres, lors de son dernier voyage surprise à Bagdad le président américain fait un discours depuis la Zone verte. Celui-ci est retransmis en direct par France 24. Aucune analyse, aucun commentaire, aucune distance ne vient marquer la moindre différence avec CNN. A l’inverse, le discours pourtant fondateur de Nicolas Sarkozy au Salon du Bourget sur la défense des filières industrielles et aéronautiques ne trouve aucun écho sur cette même chaîne alors qu’il est repris par TV5 et RFI, accompagné de cadrages et commentaires. France 24 possède une rédaction de très jeunes journalistes tout juste sortis de l’école encadrés par des « hommes » dont l’expertise internationale ne constitue pas le cœur de métier. Cette absence criante de choix éditoriaux vire souvent à la caricature, notamment sur les grandes crises internationales.

Diffuser de l’information brute en temps réel est aisé. Diaboliser aussi. Raconter, déchiffrer, et expliquer est une autre affaire.

Ce même oubli de la priorité du contenu s’adresse aussi à RFI, pour des raisons différentes.

Depuis 2003, cette société a perdu beaucoup en expertise, non pas par une fuite de ses compétences, mais parce que celles-ci ne sont pas utilisées à bon escient. Aux erreurs grossières de management s’ajoutent la montée d’un encadrement coopté, issu majoritairement des services de politique intérieure ; encadrement dont les préoccupations ne sont pas toujours au plus près d’une lecture française de l’actualité internationale.

Sur ce front du contenu, TV5 Monde a conquis ses lettres de noblesse durant la deuxième guerre d’Irak en produisant des journaux pertinents à partir d’une mise en images des faits et de commentaires diversifiés. Seule télévision au monde à proposer – grâce à la convention qui la lie à ses partenaires suisses, belges et canadiens -- des éclairages différents dans la même langue, TV5 Monde s’est imposé comme le vecteur irremplaçable d’une « francophonie politique qui permet de penser et de valoriser la diversité culturelle »3. Dans cette perspective, la chaîne sous-titre ses programmes dans les langues des pays de diffusion. Pour sa part, RFI a su, depuis longtemps apporter une information pluraliste dans 19 langues étrangères. Dès 1996, son président a lancé la réflexion sur la création d’un pôle extérieur intégré s’appuyant sur l’excellence des deux sociétés RFI et TV5 Monde. A l’époque, il était aussi question de mettre à contribution le savoir-faire d’Euro News. Installée à Lyon, cette chaîne internationale qui n’est pas associée à la réflexion actuelle risque à terme de déménager à l’étranger. Dommage !

Pourquoi sacrifier autant de valeurs ajoutées aux seules exigences de diffusion d’une France 24, improbable « CNN à la française » qui ne sera jamais rentable et coutera toujours de l’argent au contribuable ?

2) Les besoins des auditeurs et la hiérarchisation des bassins d’audience :

Plutôt que de continuer à concevoir cette réforme dans la fébrilité panique des états-majors parisiens une deuxième question se pose : quelle est la demande et comment évoluera-t-elle dans les quinze ans à venir ? Plutôt que de céder à la dictature de l’éphémère, notre ambition n’est-elle pas de formaliser les besoins et les attentes des auditeurs quant aux grands dossiers internationaux, non seulement en matière géopolitique, économique mais aussi environnementale et culturelle ?

Nous partageons, sans allégeance partisane, l’ambition présidentielle visant à promouvoir l’influence de la France. Faudrait-il encore fixer les priorités de cette belle ambition. Nous proposons cinq chantiers :

  1. Intensifier les partenariats européens et développer une véritable dynamique euro-méditerranéenne qui rompe avec le contexte du « choc des civilisations ».

  2. Consolider l’audience en Afrique et développer notre présence, y compris en Afrique anglophone.

  3. Accroître de manière substantielle notre présence et notre expertise aux Proche et Moyen Orient pour anticiper les évolutions du monde arabo-islamique.

  4. Accompagner les mutations des mondes Hispaniques.

  5. Anticiper les nouvelles frontières de la Chine.

  6. Porter le message de la France en anglais, la langue de communication internationale.

Dans ce contexte, si le tout internet barre l’horizon des quinze ans à venir, il ne saurait, seul, correspondre aujourd’hui à la spécificité de tous les bassins d’audience. Rappelons que seul un Africain sur dix a aujourd’hui accès à l’électricité, que la plupart des régimes des Proche et Moyen Orient, d’Asie, sans même parler de la Chine, contrôlent plus efficacement les accès Internet que les réseaux hertziens et satellitaires. Encore une fois : il ne suffit pas de bâcler un « Multimédia extérieur » ne s’attachant qu’à l’outil, pour répondre aux vrais enjeux de la réforme. En commençant ainsi par les structures, les tuyaux de diffusion puis la nature juridique de sa future holding, la réforme en cours nous mène droit vers un nouvel Alésia.

3) A ces deux problématiques originelles s’ajoute la question des moyens, car toute réforme a un coût. Si l’ambition de constituer un pôle d’excellence de l’audiovisuel extérieur est bien réelle et qu’il ne s’agit pas, comme on peut légitimement le craindre, de céder à la tentation d’un Etat rêvant de se démettre de ses responsabilités régaliennes en les sous-traitants ; cette ambition nécessite l’adoption d’une véritable loi de programmation. Et pourquoi-pas, adopter la culture de « résultat ». Nous ne sommes pas contre, bien au contraire !

Comme pour la défense et la sécurité, il s’agit de mettre en chantier un Livre blanc présidant à cette loi de programmation.

Comme pour la défense et la sécurité, il s’agit d’associer – en responsabilité – l’ensemble des partenaires et leurs personnels pour rompre avec la guerre des chefs et le syndrome d’Alésia.

 

Cette ambition ne relève pas d’un pur exercice de communication. A RFI et TV5 Monde les compétences et l’expertise existent. La réflexion sur un pôle audiovisuel extérieur intégré est engagée depuis longtemps. La CFDT-RFI travaille sur ce dossier depuis 1996 et n’a pas attendu la création de France 24, ni les communications polémiques de son président pour ouvrir ce chantier.

 

 la CFDT- RFI4




  (1) Le Monde du 10 octobre 2007

  (2) Jürgen Habermas : « Il faut sauver la presse de qualité », Le Monde du 22 mai 2007.

  (3) Dominique Wolton : « Demain la francophonie », éditions Flammarion, 2006.

  (4) La CFDT a obtenu 23 sièges sur 52 à l’issue des dernières élections professionnelles de mai 2007 toutes catégories de personnel confondues, ce qui en fait le premier syndicat de RFI en nombre de voix et d’élus.

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comuniqué de l’intersyndicale de RFI suite à la nomination d’Alain de Pouzilhac

Posté par cfdtrfi le 20 février 2008

CFDT -- CGT -- FO - SNJ

Intersyndicale Radio France Internationale

Au moment où le nom d’Alain de Pouzilhac apparaît comme éventuel PDG de la holding, c’est le moment de rappeler quelques « morceaux choisis » de ses déclarations :

Le 24 octobre 2007, dans Le Monde, il se pose une question : « Avons-nous, RFI et France 24, les mêmes compétences, les mêmes objectifs ? Il faudrait que nous ayons une même culture d’entreprise. Avant de s’associer, est-on sûr d’être capables de faire la même chose ? »

Le 7 décembre 2007 il persiste dans L’Humanité : « Avec RFI, on collabore mais quand on me parle de mettre ensemble des marques et qu’on ne se préoccupe pas des différentes cultures d’entreprise de ces marques, je dis attention ! »

ALORS, NOUS AUSSI, NOUS DISONS ATTENTION !

ATTENTION parce que dans Le Monde du 5/10/2007 il affirme qu’il faut créer :

« des synergies, en donnant de la cohérence stratégique (..) et  « en économisant énergies et argent, en arrêtant les dispersions inutiles. »

ATTENTION parce que Mr de Pouzilhac dit (Libération du 12/10/07) qu’

« il faut bâtir un audiovisuel extérieur compétitif qui tournera autour d’internet et de la mobilité »

il affirme qu’ « il faut utiliser l’ensemble des forces de RFI, de TV5 et de France 24.. » …afin de …« réunir les troupes d’élite de chacun » !

ATTENTION parce que le Directeur Internet de France 24 – Stanislas Leridon- interviewé par Rue 89 le 26/10/2007 interroge :

« Comment fera-t-on travailler ensemble des personnels qui, du côté de France 24, sont polyvalents, pluridisciplinaires, plurimédia et travaillent indifféremment pour les antennes télévision, web ou mobile de la société, avec ceux de RFI qui croient en la spécialisation et non à la polyvalence et qui, pour une très faible majorité d’entre eux, acceptent de travailler pour la radio ET le site Web ? » (…)

« Ayons le courage d’affronter les réorganisations indispensables et puisque l’on cite souvent la BBC comme une référence, suivons ce qu’elle fait en se réformant en profondeur, au prix de licenciements malheureux mais nécessaires (2 500 suppressions d’emplois sur six ans, compensés en partie par des recrutements), de formation des journalistes au multimédia, de réorganisation des rédactions actuellement cloisonnées, et de négociations avec des syndicats représentatifs et responsables. »

Le langage militaire du « général » Pouzilhac et de ses aides de camp est-il une déclaration de guerre sociale ? Comment, avec de tels discours, pourrait-il se prévaloir d’être le président de tous au sein d’un futur audiovisuel public extérieur ? Quelles seraient les intentions du Président de la République en le désignant à la tête de la holding ?

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communiqué de la CFDT RFI aprés l’interview de Alain de Pouzilhac sur RFI

Posté par cfdtrfi le 22 février 2008

Merci, patron !

Après l’intervention de Alain de Pouzilhac sur l’antenne de RFI,

 ce vendredi, nous voilà rassurés !

« Vous vous rendez compte des opportunités que l’on a. […] France Monde va créer des emplois, c’est bien évident. Ou alors, on aura échoué et vous aurez devant vous le responsable de l’échec. » (A. de Pouzilhac, 22/02/08)

Merci pour le démenti cinglant que vous avez apporté à l’information circulant au sein des Tutelles sur un plan social à RFI visant 400 personnes. Attention : la dialectique des casseurs d’entreprises qui prétendent que, pour créer des emplois, il faut d’abord en supprimer est connue et usée. Avec vous, nous serons plus que vigilants.

« Le media radio a un avenir formidable et vous avez un développement Internet. »

Merci d’admettre la spécificité du media radio dans le futur navire France Monde. Cette place ne pourra, toutefois, se limiter à l’Internet et à la « mobilité ». Nos auditeurs le savent, la radio est avant tout un media de masse, populaire et gratuit. Avec eux, nous veillerons à ce que France Monde ne confisque pas cet outil au profit d’une pseudo élite multimédiatisée.

« Il y a eu une évolution du président de la République. Il n’y a pas de remise en cause des langues chez RFI et France 24. »

Merci d’avoir infléchi la position de Nicolas Sarkozy sur les langues étrangères. La garantie que vous apportez à la diffusion en arabe et dans les dix-huit autres langues de travail de RFI constitue une orientation stratégique des plus pertinentes. Avec vous, les personnels et nous-même serons plus qu’attentifs à sa mise en œuvre.

« Vous savez que TV5Monde est une chaîne de la francophonie. Il n’y a pas que des Français. »

Merci d’avoir évité de confondre « francophonie » et « voix de la France » en réaffirmant la spécificité des partenaires belges, suisses et canadiens de TV5Monde. Désormais, ce sont aussi nos partenaires et, avec eux, nous serons mobilisés pour la mise en œuvre et la pérennité d’une francophonie politique.

« Heureusement, chaque société a une culture d’entreprise […] une identité. »

Merci d’avoir reconnu que chaque entreprise possède sa propre culture. Mais RFI et TV5Monde ne sont pas des « marques » et il ne suffira pas de proclamer que France Monde « sort ses griffes » pour asseoir sa crédibilité et son expertise internationale. Sur ce plan, votre modèle de « journaliste multifonctions » devra céder le pas à l’expertise et l’excellence qui sont, justement, les signatures de RFI et de TV5Monde.

Enfin, après huit mois de réunions, de concertations interministérielles et d’audits privés (dont il restera à calculer la facture globale), merci de tourner la page de cette Direction qui fut désastreuse. Et, pour ne pas vous présenter, un jour, devant nous comme « le responsable de l’échec » (selon vos propres termes), vous aurez pour première tâche de dégager un budget pour RFI puisque, pour l’heure, nous en sommes toujours dépourvus pour 2008.

En un mot, merci d’être le garant de la nature publique, de l’intégrité et de l’indépendance de l’audiovisuel extérieur français.

Paris, le 22 février 2008

CFDT-RFI

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La CFDTRFI réactions sur l’AFP sur l’article des echos

Posté par cfdtrfi le 28 février 2008

Audiovisuel extérieur: 180 postes menacés, selon un rapport

PARIS (AFP) — La réforme de l’audiovisuel extérieur pourrait entraîner la suppression de quelque 180 postes, soit une réduction de 10% des effectifs des trois entreprises concernées (TV5Monde, RFI et France 24), selon un rapport de deux conseillers de l’Elysée, dont Les Echos ont eu copie.

D’après ce rapport de Georges-Marc Benamou et Jean-David Levitte cité par Les Echos mercredi, les coupes de personnel découleraient de la mise en commun des moyens d’information (suppression de 115 postes de journalistes), de la distribution et de la commercialisation (suppression de 13 postes), et de l’intégration des fonctions dites de support (suppression de 50 postes).

Cependant Alain de Pouzilhac, qui vient d’être nommé à la tête de la future holding « France Monde » coiffant les trois entreprises, a affirmé à l’AFP que ni lui-même ni Christine Ockrent, numéro 2 de la future holding, n’étaient « tenus à respecter ce rapport à la lettre ».

« Nous ne sommes pas l’émanation du rapport Benamou. Ce document n’est qu’une base. Nous allons rencontrer les hommes et les femmes qui composent France 24, RFI et TV5Monde, les partenaires francophones, et rédiger un rapport que nous remettrons fin mars » au président, a-t-il précisé, à l’issue d’une rencontre avec le PDG de l’Agence France-Presse, Pierre Louette, destinée à « regarder les coopérations possibles ».

Il a répété que la future holding serait « créatrice d’emplois »: « vous avez 500 millions de gens qui sont sur le câble et le satellite, 1 milliard sur internet. Il y a un potentiel de développement énorme ».

Par ailleurs le rapport Benamou prévoit que la réforme du pôle audiovisuel extérieur passera par l’harmonisation des statuts des salariés des différentes entités en cause, ce qui entraînerait, selon les Echos, l’abandon de l’avancement à l’ancienneté et des procédures de paritarisme, la simplification du système de primes et la renégociation des accords de réduction du temps de travail.

Il prévoirait aussi un maintien des rémunérations et une durée de congés « alignée sur l’entreprise la mieux disante ».

Cette réforme devrait générer, selon un chiffrage « préliminaire » des deux auteurs du rapport, 26 millions d’économies et 30 millions de revenus additionnels en 2012.

Réagissant à ce rapport, Raphaël Reynes, élu CFDT au CE de RFI, a jugé « complètement aberrant d’imaginer qu’il faille supprimer 115 postes de journalistes pour continuer à faire tourner une radio internationale, une télévision internationale et une télévision francophone ».

Une éventuelle mutualisation des moyens « ne doit pas passer par des suppressions de postes », a-t-il déclaré à l’AFP.

« Il faut que les conseillers de l’Elysée et les futurs patrons de France Monde soient conscients que nous avons une vieille tradition de combat syndical à RFI et que nous ne sommes pas prêts à laisser ces sociétés être déconstruites sans qu’il y ait un vrai combat syndical », a-t-il averti.

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France Monde: « pas de licenciement sec », mais conséquences sur l’emploi selon Benamou

Posté par cfdtrfi le 1 mars 2008

France Monde: « pas de licenciement sec », mais

 conséquences sur l’emploi selon Benamou

 

PARIS (AFP) — La création de France Monde n’amènera « pas de licenciement sec », mais permettra des « synergies » entre les services des trois composantes (RFI, France 24 et TV5Monde) avec d’éventuelles suppressions de postes, a déclaré samedi au Sénat Georges-Marc Benamou, conseiller de Nicolas Sarkozy.

« Il n’y aura pas de licenciement sec », a affirmé le conseiller de Nicolas Sarkozy pour la culture lors d’un colloque organisé à l’occasion de la Deuxième journée des Français de l’étranger.

L’évolution de l’emploi ne fait pas l’objet de « chiffrage précis » dans le rapport sur la réforme de l’audiovisuel extérieur, a-t-il ajouté, mais on peut s’attendre à des suppressions de postes quand trois sociétés se regroupent pour travailler « en synergie dans les domaines techniques, juridiques et commerciaux ».

Ces réductions de postes éventuelles, a-t-il dit, ne seraient pas décidées pour « faire des économies », mais « pour mieux utiliser l’argent du contribuable ».

Le journal Les Echos écrivait récemment que, selon un rapport écrit par des conseillers du président de la République, quelque 180 postes seraient supprimés, soit une réduction de 10% des effectifs des trois entreprises concernées.

M. Benamou a par ailleurs tenu à rassurer le président de la chaîne francophone TV5Monde, François Bonnemain, également présent, en lui assurant que « TV5Monde ne serait pas une filiale de France Monde », et que « la spécificité de personnalité juridique de la chaîne serait préservée ».

« Il n’y a aucune menace sur TV5Monde », a-t-il ajouté, mais la France finançant cette chaîne à quelque 80%, « elle peut avoir son point de vue et un bon sens qui veut que ses intérêts soient gérés au mieux ». Les autres partenaires de la chaîne sont la Belgique, la Suisse, le Canada et le Québec.

« Nous ne sommes pas opposés à une réforme de l’audiovisuel extérieur, a déclaré de son côté M. Bonnemain, mais TV5Monde a un concept original, unique au monde, en distribuant un produit qui défend une langue ».

« Il s’agit d’une vitrine de la francophonie. Attention à ne pas casser la vitrine! », a-t-il lancé à M. Benamou.

Les partenaires de la France au sein de TV5Monde réunis à Ottawa ont rappelé cette semaine à la France que la chaîne francophone doit demeurer « un projet commun » de la Francophonie. Une députée du Bloc québécois (indépendantiste), Maria Mourani, avait accusé la France d’avoir « décidé unilatéralement de prendre le contrôle complet de la gestion de TV5 en l’incluant dans sa holding France Monde ».

A ce propos, M. Benamou a affirmé samedi au Sénat que le projet de France Monde ne recouvrait pas « une fusion totalitaire », mais un effort pour « marcher ensemble » et constituer ainsi une véritable « force de frappe » de la francophonie.

TV5Monde est reçue par 181 millions de foyers et revendiquait en septembre une audience de 75 millions de téléspectateurs par semaine. France 24 peut être reçue par 80 millions de foyers dans le monde, et l’audience radio du groupe RFI est estimée à près de 45 millions d’auditeurs réguliers.

Paris a officiellement chargé Alain de Pouzilhac, PDG de la chaîne d’information internationale France 24, de créer rapidement la holding France Monde, qu’il présidera.

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France Monde : le chantier article de l’humanité du11 mars 2008

Posté par cfdtrfi le 12 mars 2008

 

France Monde : le chantier

Audiovisuel extérieur . L’intersyndicale est sortie déçue du ministère de la Culture.

Au sortir du ministère de la Culture, vendredi, un des membres de l’intersyndicale de l’audiovisuel extérieur nous montre son portable : « La réunion à laquelle on a assisté, c’est comme d’essayer de se faire rembourser une facture de téléphone trop salée. Tout le monde se renvoie la balle… » Autant dire que les syndicalistes de TV5, RFI et France 24, accompagnés de leurs homologues de l’audiovisuel public, faisaient grise mine : « D’entrée, le ton était donné puisque la ministre n’était pas là. Officiellement, elle ne veut pas donner l’impression d’accaparer ce dossier… »

Las ! Son conseiller, Christophe Tardieu, n’avait pas grand-chose à dire. Or, depuis la nomination d’Alain de Pouzilhac et de Christine Ockrent à la tête de France Monde, le holding censé chapeauter l’ensemble, les inquiétudes sont vives, qui plus est après les fuites dans la presse du rapport du conseiller élyséen Georges-Marc Benamou sur la question. Au moins aussi vives que les tensions entre la France et ses partenaires francophones au sein de TV5, ces derniers ayant « refusé, nous a-t-on dit, de rencontrer Pouzilhac ».

Toutefois, Tardieu se sera voulu rassurant en qualifiant de « fantaisiste le chiffre de 180 suppressions de postes comme la volonté de remettre en cause tant le multilinguisme que les conventions collectives, nous a expliqué la délégation. Il n’y a, apparemment, nulle obligation de suivre à la lettre les préconisations du rapport Benamou, la priorité étant de ne pas détériorer le climat social », les syndicats ayant clairement fait comprendre qu’à la moindre anicroche, « c’est tout l’audiovisuel public qui se mobilisera ».

De fait, « tout est en chantier, nous dit-on. La structure capitalistique (serait étudié le désengagement de TF1 du capital de France 24), le pilotage (France Monde serait rattachée à Matignon sans que ne soient remises en cause les tutelles de Bercy, du Quai d’Orsay et de la Culture)… Le plus inquiétant, c’est qu’à aucun moment, alors que le but affiché est de renforcer l’audiovisuel extérieur, on ne nous parle de ce qui est le coeur de nos métiers, à savoir l’information. La seule chose qui compte, c’est de rassembler des entités qui n’ont rien à voir entre elles pour qu’elles travaillent ensemble ».

De plus, si la création d’une commission parlementaire est envisageable, pas question que le Parlement, comme le CSA, ne mette son nez dans cette réforme. Alors qu’à la fin du mois doivent être remises les premières conclusions sur France Monde, les syndicats de l’audiovisuel extérieur ont rappelé qu’un certain Nicolas Sarkozy s’était engagé à les recevoir. Alors que, cette semaine, ce sont ceux de Radio France qui seront reçus rue de Valois, nul doute que sera commentée l’information selon laquelle la suppression de la pub sur l’audiovisuel public aurait été suggérée fin 2007 à l’Élysée par TF1. Au point de laisser les syndicalistes pantois face à des interlocuteurs qui donnent l’impression d’improviser en permanence. Car, comme nous le dit l’un d’eux : « La refonte de l’audiovisuel extérieur, ça remonte à cet été… »

Sébastien Homer

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Audiovisuel Extérieur – France Monde : Pouzilhac repart de zéro : le point du 18/03/2008

Posté par cfdtrfi le 19 mars 2008

Audiovisuel Extérieur -- France Monde : Pouzilhac repart de zéro

Emmanuel Berretta

Pouzilhac repart de zéro

Alain de Pouzilhac, président de France 24. Le 19 fevrier 2008 © Hounsfield-Pool / SIPA

 

C’est dans une salle à manger de France 24 qu’Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, le futur tandem qui dirigera France Monde, ont commencé à plancher sur la holding qui coiffera France 24, TV5 Monde et RFI ( à lire aussi ). Une holding où il y a boire et à manger.

Qu’on en juge par cet inventaire : France 24 est une société de droit privée codétenue par TF1 et France Télévisions sous la tutelle de Matignon ; TV5 Monde est une chaîne francophone codétenue par la France, la Belgique, la Suisse et le Canada (québécois) ; RFI est une station publique dépendant du Quai d’Orsay. Deux ou trois tutelles différentes, des actionnaires étrangers et français, du public et du privé mariés bon gré mal gré… On comprendra aisément que faire travailler en bonne intelligence -- et créer les synergies entre elles -- ces trois entités exige un doigté de prestidigitateur. D’autant plus qu’à terme un plan social est inévitable. Naturellement, c’est la question taboue que le gouvernement ne souhaite pas aborder et c’est pourtant ce qui, dans cette réforme, coûtera le plus cher.

Tour d’horizon en cinq questions de la réforme de l’audiovisuel extérieur, vaste bric-à-brac face auquel tous les gouvernements ont reculé. Cette fois, est-ce la bonne ? Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent attaquent la falaise en rencontrant nos partenaires francophones, mercredi.

Question 1 : Faut-il regrouper ses trois sociétés dans un même immeuble ?
C’était le souhait de Georges-Marc Bénamou, l’animateur de la cellule élyséenne qui planchait sur le sujet. Bénamou va quitter l’Élysée pour rejoindre la Villa Médicis, et Pouzilhac ne se sent pas tenu par cette préconisation. « Pour l’instant, aucun projet pharaonique. La holding a loué 120 mètres carrés pour 4 mois rue Pasquier », précise Pouzilhac qui dément les informations du Canard enchaîné . Le journal satirique a publié, le 12 mars, un écho dans lequel Matignon aurait estimé à 100 millions d’euros le déménagement de France 24, TV5 et RFI dans un nouveau site de 25 000 mètres carrés.

Question 2 : Faut-il créer une « news factory » ?
Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent tournent le dos à cette solution préconisée dans le rapport du cabinet Altedia, de Raymond Soubie. Trop lourd. Pouzilhac envisage plutôt de rebâtir les marques TV5 Monde, France 24 et RFI à travers les sites Internet. « Le Web joue un rôle capital dans la dynamisation des marques, explique Pouzihac. C’est par là que nous allons commencer et cela correspond au journalisme moderne. » Par exemple, sur le site de TV5 Monde, la chaîne de la francophonie, on pourra avoir accès à un dictionnaire en ligne pour apprendre le français. Il y aura, en outre, un portail Internet commun aux trois médias.

Question 3 : Comment rassurer nos amis francophones ?
Nos amis belges, suisses et québécois ont eu le sentiment d’avoir été mis devant le fait accompli, et sont soucieux que TV5 Monde reste la chaîne de la francophonie, avec une rédaction indépendante. L’imbrication de TV5 monde dans la holding France Monde devra respecter cette condition.
Pouzilhac les rencontre mercredi à Paris afin de dissiper les derniers malentendus.
« On est ouvert à la discussion sur la mise en commun des moyens techniques et des moyens marketing », précisait Pascal Sac, le porte-parole de Fadila Lanaan, ministre de la Culture de la Belgique (côté wallon). Mais de façon officielle, nous n’avons pas eu beaucoup d’informations. Quand nous avons entendu parler de réformes de TV5 Monde, nous avons adressé un courrier à Bernard Kouchner dès août 2007. Nous n’avons obtenu qu’une note le 10 janvier 2008 par l’ambassadeur de France en Belgique. Une note de 6 ou 7 pages, sans planning et sans précision du budget. »
Dès cette année, la Belgique, via la RTBF, a accepté d’augmenter sa dotation de 5 %. La RTBF détient 11,1 % du capital TV5 Monde, et abonde 6,27 % du budget. La France couvre 80 % du financement, soit 65,7 millions d’euros par an.

Question 4 : Quel salaire pour les dirigeants de France Monde ?
Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent n’ont pas encore entamé leurs négociations salariales avec le gouvernement. Cela ne saurait tarder.
En tant que directeur général de France 24 (société privée), Pouzilhac perçoit actuellement 300 000 euros par an. Une somme élevée due à la présence de TF1 dans le capital. C’est la raison pour laquelle « Poupou » gagne autant que Patrick de Carolis (240 000 euros par an, et 60 000 euros de primes de résultat).
La future holding implique que « Poupou » préside, à terme, les trois sociétés (France 24, RFI, TV5 Monde). La question se pose de savoir si l’un et l’autre peuvent conserver leurs mandats externes. Alain de Pouzilhac est, en effet, président du conseil de surveillance des casinos Moliflor, administrateurs des cinémas UGC et du promoteur immobilier Kaufman & Broad. « J’ai téléphoné à un cabinet d’avocats, indique Pouzilhac. On m’a répondu que c’était compatible avec une fonction publique dans la limite de cinq mandats d’administrateurs. »
Christine Ockrent, démissionnaire de France 3, est actuellement administratrice du groupe Métro international, éditeur de journaux gratuits.

Question 5 : Le groupe TF1 doit-il se retirer de France Monde ?
La question est régulièrement posée à TF1 depuis 8 mois. La Une a coutume de répondre qu’elle reste au sein de France 24, à moins qu’on ne lui propose un bon prix de sortie. Les choses ne seraient plus aussi nettes aujourd’hui.
Trois solutions sont envisageables :
1) l’État rachèterait les 50 % de TF1. Mais à quel prix ?
2) TF1 se laisserait diluer dans France Monde.
3) TF1 resterait dans France 24.
Alain de Pouzilhac a posé la question à Nonce Paolini, le directeur général de TF1 : « Il réfléchit. »

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Le gouvernement a défini un schéma pour l’audiovisuel extérieur

Posté par cfdtrfi le 24 mars 2008

AFP

Dirigeant de la holding France Monde, Alain de Pouzihac lance la chaîne France 24 le 6 décembre 2006 à Paris.

Le gouvernement a défini un schéma pour l’audiovisuel extérieur

PARIS (AFP) — Le gouvernement a arrêté un schéma capitalistique pour l’audiovisuel extérieur français, chapeauté par la holding France Monde, qui protégerait l’indépendance culturelle de la chaîne francophone TV5Monde, affirme Le Figaro dans son édition de mercredi.

Interrogé par l’AFP, Matignon n’a pas souhaité faire de commentaires.

Selon le quotidien, TV5Monde serait chapeautée par France Monde -- dirigée par Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent -- qui coiffera également France 24 et Radio France Internationale (RFI). L’Etat a proposé aux partenaires francophones « de détenir la majorité des parts avec France Télévisions, France Monde détenant au plus 49% du capital », afin de protéger « l’indépendance culturelle » de la chaîne, croit savoir Le Figaro.

Le gouvernement aurait également proposé la nomination, au niveau de la holding, d’un directeur général délégué chargé du devenir de TV5Monde, « issu des Etats partenaires », ajoute le journal.

Une réunion au niveau des experts représentant les partenaires francophones de TV5Monde (Belgique, Suisse, Canada et Québec) a débuté mardi à Paris et se poursuivait mercredi, a par ailleurs indiqué à l’AFP le directeur de la Télévision suisse romande (TSR), Gilles Marchand.

Les partenaires de la France s’interrogent « sur les impacts sur TV5Monde de la création de France Monde », a expliqué M. Marchand, évoquant des discussions « très ouvertes » notamment sur la gouvernance, les programmes et la participation financière.

Par ailleurs selon Le Figaro, les pouvoirs publics ne seraient pas favorables à la sortie de TF1 du capital de France 24. Lancée en décembre 2006, la chaîne de télévision d’information est détenue à parité par TF1 et France Télévisions.

Mais France Monde « a vocation à détenir la majorité du capital » de France 24, ajoute le quotidien.

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La commission Copé propose trois scénarios pour le financement de la télévision publique

Posté par cfdtrfi le 24 mai 2008

La commission pour une nouvelle télévision publique présidée par Jean-François Copé a proposé, mercredi 21 mai, trois scénarios de financement de la télévision publique en cas de suppression de la publicité.

La première hypothèse concerne la redevance audiovisuelle, qui s’élève actuellement à 116 euros annuels. La commissionévoqué un élargissement de l’assiette, notamment aux propriétaires d’un ordinateur permettant de recevoir latélévision,ou d’une résidence secondaire. Elle a aussi proposé un « rattrapage du montant » de la redevance, qui n’a pas été revalorisée depuis 2002. 

Dans le deuxième scénario, la perte financière serait compensée par l’affectation à France Télévisions de la part de la redevance allouée à Radio France Internationale (RFI), soit 60 millions d’euros, et à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), soit 80 millions. L’Etat compenserait alors le manque à gagner de RFI, et une taxe sur les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées. Le reste des financements proviendrait d’une taxe sur le chiffre d’affaires des opérateurs de téléphonie et des fournisseurs d’accès à Internet, de l’ordre de 0,5 % du chiffre d’affaires (qui est de 42 milliards d’euros pour ce secteur). Ce deuxième scénario, qui a la faveur de Jean-François Copé, préconise également une affectation de la redevance sur les fréquences radio à hauteur de 100 millions d’euros.

Le troisième scénario penche pour une taxe sur l’électronique grand public.
ASSOCIATION DES CHAÎNES PRIVÉES
Ces fonds devront servir à compenser le manque à gagner causé par la suppression de la publicité qui s’effectuera en deux étapes : le 1er septembre 2009 seulement après 20 heures, puis le 1er janvier 2012 pour une suppression totale. Le manque à gagner annuel est estimé à 800 millions d’euros pour France Télévisions.

De leur côté, TF1, Canal Plus et M6 ont annoncé mercredi la création de l’Association des chaînes privées, ayant pour objectif de « défendre les droits et intérêts professionnels des chaînes de télévision hertziennes privées à couverture nationale », selon un communiqué commun. Des appels à la grève étaient par ailleurs lancé dans l’audiovisuel public. A France 3, l’appel des syndicats SNRT-CGT (techniciens) et SNJ-CGT (journalistes) était peu suivi mercredi en milieu de journée. Selon la direction, les grévistes représentaient 3,76 % des effectifs.

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Sortie de crise à TV5 Monde

Posté par cfdtrfi le 30 avril 2008

Sortie de crise à TV5 Monde

Emmanuel Berretta

Sortie de crise à TV5 Monde

Alain de Pouzilhac, président de France 24. Le 19 fevrier 2008 © Hounsfield-Pool / SIPA

Après plusieurs mois de zizanie , la France et ses partenaires francophones ont enfin trouvé un compromis sur l’avenir de TV5 Monde et son mode de gouvernance. Mardi, le conseil d’administration a entériné la démission de François Bonnemain et son remplacement par Alain de Pouzilhac au poste de président du conseil d’administration. Lisons attentivement : président du conseil d’administration et non pdg comme le souhaitait le gouvernement français. La différence ? De taille. Le pdg dirige la société, le président du conseil d’administration compte les sets de table… La France a donc bel et bien reculé face au bloc helvético-belgoquébéco-canadien.

Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, le gouvernement Fillon tente d’optimiser ses investissements dans ce que l’on appelle « l’audiovisuel extérieur » : au total, 308,4 millions d’euros entre TV5, RFI, CFI, Médi 1, Monte Carlo Doualiya et France 24. Ce « big bazar » discordant avait besoin d’un chef d’orchestre pour compter la mesure. Nommé dans ce but, Pouzilhac se trouve en position de coiffer France 24, RFI et TV5 Monde (avec les limites sus-décrites consistant à tailler les crayons plutôt qu’à tailler dans les dépenses spécieuses). L’objectif qui lui est assigné est clair : faire « rayonner » le point de vue français et francophone à travers le monde de manière à contrebalancer l’influence anglo-saxonne de CNN, de la BBC ou des chaînes arabophones (Al Jezira, Abou Dhabi TV…). La création d’un grand portail Internet de l’audiovisuel extérieur fait partie de ses chantiers prioritaires.

Un tandem franco-français

Il va avoir du pain sur la planche. Car, selon un rapport du Sénat , le site Internet de RFI recevait, en 2007, 2 millions de visites par mois en moyenne, celui de TV5 Monde 5 millions de visites. À comparer avec la rubrique internationale du site de la BBC et ses 32 millions de visites par mois…

Inquiets de l’hégémonie de la France, les francophones réclamaient des concessions , notamment sur la gouvernance : Alain de Pouzilhac sera donc secondé par une directrice générale aux fonctions élargies. Cette dernière sera autonome par rapport à « Poupou ». Certes, l’option Christine Ockrent (la compagne de Bernard Kouchner) a été abandonnée afin de ne pas effaroucher nos amis francophones. Mais -- surprise ! -- le poste ne revient ni aux Belges, ni aux Suisses, ni aux Québécois alors que la France était prête à cette concession… L’heureuse élue n’est autre… qu’une fonctionnaire française du Quai d’Orsay ! Marie-Christine Saragosse, énarque, est une figure connue chez TV5 où elle exerça quasiment la même charge de 1997 à 2005. Des mois de palabres pour un tel compromis, on en perd un peu son latin… Pourquoi avoir refoulé Christine Ockrent si, à l’arrivée, c’est l’actuelle directrice de la coopération culturelle de Bernard Kouchner qui lui est préférée ? Ockrent était perçue comme un épouvantail, Saragosse fait consensus, passons puisque tout le monde est content…

26 millions de téléspectateurs par jour

Si les francophones sont satisfaits, c’est l’essentiel. Fadila Laanan, ministre belge de la Culture et de l’Audiovisuel, se félicite « qu’un accord marqué de bon sens met[te] fin à de longs mois d’incertitude ». « Le compromis porte également, note la ministre, sur le principe d’une plus grande présence à l’antenne de productions francophones et sur le principe d’un engagement financier accru des gouvernements non français dans TV5 Monde. » Ils passeront donc à la caisse. Car, pour l’instant, la cagnotte de TV5 est principalement alimentée par les Français. Si la France possède (à travers France Télévisions, Arte et l’Ina) 66 % des parts, elle finance 76 % des dépenses de la chaîne… Soit 65,7 millions d’euros en 2008.

Et pour quel résultat ? En juin 2007, l’audience cumulée quotidienne de TV5 atteignait 26,6 millions de téléspectateurs dans le monde : 8,7 millions en Afrique, 8,3 millions dans les pays arabes, 3,3 millions en Europe (hors France, Belgique et Suisse). 2,1 millions en Asie, 1,3 million en Amérique latine, 925 000 au Canada… Peut mieux faire. Le tandem Pouzilhac-Saragosse sera-t-il capable de doper l’audience de TV5 ? Ou bien, ce compromis contient-il dans l’oeuf une guerre de tranchées à venir entre ces deux managers ?

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TF1 prête à céder France 24 R.G. et I.R. Libération du 24 04 08

Posté par cfdtrfi le 25 avril 2008

Bienvenue à la SAEF. Ben quoi, c’est pas sexy SAEF ? Sûr que France Monde, ça avait plus de gueule. Oui, seulement c’était déjà déposé, et voilà la holding qui doit regrouper tout l’audiovisuel extérieur français (TV5, RFI, France 24) rebaptisée «Société de l’audiovisuel extérieur de la France» : SAEF. Dur.

Plus dures encore, les négos qui s’annoncent entre le gouvernement et TF1 pour la vente des 50 % que détient la Une dans France 24. Car oui, affirme-t-on de source ministérielle, TF1 est prête à sortir de la chaîne. Ça tombe drôlement bien puisque l’Etat veut détenir 100 % de France 24 via la nouvelle holding. Tout bénéf pour TF1, puisqu’elle va récupérer de l’argent sur une chaîne publique dont on lui a octroyé la moitié par le fait du prince (en l’occurence Chirac) pour… zéro euro.

Et combien pour les 50 % de TF1 ? Les sommes les plus folles ont couru, jusqu’à 100 millions d’euros. En fait, dans le rapport annuel de France 24, la part de TF1 est valorisée à 12,3 millions. Et puis, fait-on remarquer au sein du gouvernement, «Ça s’inscrira dans une négociation globale, avec par exemple la suppression de la publicité sur France Télévisions.» Traduction : donnant-donnant. Et la taxe pour compenser le manque à gagner de la pub sur le service public sera fixée en fonction du prix demandé par TF1 pour France 24.

Reste le cas de TV5, où la situation est complètement bloquée. Les partenaires étrangers (Québec, Suisse, etc) veulent choisir le dirigeant de la chaîne francophone et le gouvernement français ne veut accorder qu’un strapontin. Une ultime réunion est prévue le 29 avril : «On espère s’entendre d’ici là, indique-t-on au gouvernement, sinon on prendra nos responsabilités.»

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Albanel : l’État prendra ses responsabilités en cas de déficit ponctuel

Posté par cfdtrfi le 19 avril 2008

Albanel : l’État prendra

ses responsabilités

en cas de déficit ponctuel

P. G.
17/04/2008 | Mise à jour : 22:25 |
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Christine Albanel reste prudente sur la question du financement.
Christine Albanel reste prudente sur la question du financement. Crédits photo : Le Figaro

La ministre soutient la commission Copé pour la réforme de France Télévisions.

Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, reprend la main sur le dossier France Télévisions. Elle «se félicite de la dotation en capital de 150 millions d’euros accordée au groupe audiovisuel public». La ministre reste en revanche très prudente sur la question du financement à venir, rappelant que «l’entreprise publique bénéficie des garanties données par le président de la République». Laissant à la commission Copé le soin de débattre de l’avenir de la redevance, qu’elle ne souhaite pas commenter, elle n’exclut pas, pourtant, la possibilité que France Télévisions puisse accuser dans le futur «un déficit ponctuel pour lequel l’État est prêt à prendre ses responsabilités». Elle estime que ce ne serait pas exceptionnel, au regard de la vie des entreprises publiques. L’idée proposée par la commission Copé de transformer France Télévisions en entreprise de «global Media» la séduit.

«C’est l’inciter à effectuer une modernisation nécessaire.  » Même si la ministre ne manque pas de souligner qu’il faudra, bien sûr, régler les questions concernant les relations avec les producteurs.

Difficultés pour TV5

 

Enfin, Christine Albanel accueille favorablement la création d’une société unique pour France Télévisions et insiste sur «la nécessité de conserver plusieurs guichets de financement pour la création française». Pour la ministre, cette réforme des structures ne doit pas s’accompagner de la disparition ou de la mutualisation des différentes filiales des chaînes, comme France 2 et France 3 cinéma.

Par ailleurs, la ministre a marqué hier un point. Le gouvernement a décidé de lui adjoindre les services de la Direction du développement des médias (DDM), qui dépendaient jusqu’à présent du premier ministre. La DDM chargée de préparer les lois audiovisuelles sera désormais le troisième pilier sur lequel s’appuie le ministère de la Culture et de la Communication, après ceux du patrimoine et de la création. «C’était essentiel pour l’architecture du ministère, qui, à part de brèves interruptions, a toujours été celui de la Communication», fait remarquer la ministre.

D’autre part, cette dernière regrette les difficultés qu’engendre aujourd’hui la réforme de l’audiovisuel extérieur, et plus particulièrement celle de TV5. Elle estime en effet que tout «avait été fait pour trouver une solution à l’amiable  » et qu’«un juste équilibre semblait avoir été trouvé entre la France et les partenaires francophones afin de partager les pouvoirs à l’intérieur de la chaîne  ». La ministre fait toutefois remarquer qu’«aucune demande des partenaires n’a été formulée pour augmenter un financement» qui leur permettrait de prétendre à plus de pouvoir au sein de la chaîne.

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TV5Monde pourrait avoir un directeur général québécois, Sylvain Lafrance

Posté par cfdtrfi le 19 avril 2008

MONTRÉAL (AFP) — Le futur directeur général de la chaîne francophone TV5Monde pourrait être un Québécois, M. Sylvain Lafrance, haut responsable de Radio-Canada, indique jeudi le quotidien Le Devoir.

« Le nom de Sylvain Lafrance, patron des services français de Radio-Canada, circule comme éventuel directeur général de TV5Monde », écrit le quotidien sans autres précisions.

Il n’avait pas été possible jeudi matin d’obtenir une confirmation officielle d’un éventuelle candidature de M. Lafrance ou d’un accord sur son nom.

Les partenaires de TV5Monde (France, Canada, Québec, Belgique et Suisse) sont engagés dans des négociations difficiles sur la répartition des responsabilités entre le président de la chaîne et son futur directeur général.

Les partenaires de la France souhaitent que le directeur général dispose de larges pouvoirs et soit indépendant de la holding créée par Paris pour regrouper son audiovisuel extérieur public.

Le secrétaire d’Etat à la Francophonie, Alain Joyandet, avait indiqué mercredi que la France était tout à fait d’accord pour que le numéro deux de TV5Monde ne soit pas un Français, à condition toutefois qu’un accord intervienne sur le reste, c’est-à-dire sur la répartition des responsabilités entre le président de TV5 et son directeur général.

Le Canada, qui préside la conférence des ministres responsables de TV5Monde, a proposé un compromis prévoyant la scission du poste de PDG de la chaîne entre un président et un directeur général.

Mais les partenaires n’étaient pas parvenus à un accord sur la répartition des tâches entre eux.

« Ce que l’on souhaite c’est une définition plus claire des rôles de président du conseil d’administration et de directeur général et que ce dernier puisse avoir plein pouvoir », a indiqué jeudi une porte-parole de la ministre québécoise de la culture Christine St-Pierre, dans un courriel à l’AFP.

« De plus, nous maintenons nos exigences à l’effet que le caractère multilatéral, le pluralisme et le caractère francophone du projet TV5Monde soient protégés », a-t-elle ajouté.

Une réunion jugée cruciale du conseil d’administration de TV5Monde était prévue mercredi à Paris. Mais elle n’a pu se tenir faute de quorum.

La décision de la France de réformer son audiovisuel extérieur a suscité chez les autres partenaires de TV5Monde la crainte de voir la chaîne perdre son autonomie et devenir une sorte de « voix de la France ». Des négociations pour parvenir à une solution acceptable pour tous ont lieu depuis le début de l’année.

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Proposition de compromis canadienne dans le dossier de TV5Monde

Posté par cfdtrfi le 17 avril 2008

Proposition de compromis canadienne dans le dossier de TV5Monde

17.04.08 | 00h10

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Le Canada a présenté à ses partenaires au sein de la chaîne francophone TV5Monde une proposition de compromis visant à résoudre leurs divergences sur la façon dont la chaîne sera dirigée.  

Dans une lettre aux partenaires de TV5Monde (France, Belgique, Suisse et Québec), la ministre du Patrimoine canadien Josée Verner propose que le poste de PDG de la chaîne soit scindé en deux entre un président et un directeur général -- qui ne serait pas français -- et que ce dernier soit choisi et nommé pour trois ans par le conseil d’administration de la chaîne.

La France est « tout à fait d’accord pour que le numéro deux soit francophone mais non français, sous réserve toutefois qu’on se mette d’accord sur le reste », soit la répartition des responsabilités entre président et directeur général, a indiqué de son côté à l’AFP le secrétaire d’Etat français à la Francophonie Alain Joyandet, actuellement en visite au Québec.

Mme Verner appelle les partenaires à accepter sa proposition afin de « lever l’incertitude qui pèse actuellement sur TV5Monde », dans sa lettre datée du 15 avril et rendue publique mercredi par le gouvernement canadien. Mme Verner préside la conférence des ministres responsables de TV5Monde.

La décision de la France de réformer son audiovisuel extérieur a suscité chez les autres partenaires de TV5Monde la crainte de voir la chaîne perdre son autonomie et devenir une sorte de « voix de la France ».

Des négociations pour parvenir à une solution acceptable pour tous ont eu lieu depuis le début de l’année. Elles ont permis d’aplanir la plupart des divergences et le « seul point majeur qui demeure en suspens est celui de la gouvernance », note Mme Verner.

« Essentiellement nous proposons, écrit-elle, que le poste de PDG soit scindé, tel que proposé par la France (…) et donc que le président de TV5Monde soit nommé pour une période de trois ans et que le premier cycle de trois ans soit accordé à M. Alain de Pouzilhac ».

Ce dernier est PDG de la holding regroupant l’audiovisuel public extérieur français et devant gérer la participation française à TV5Monde.

« Le directeur général sera choisi et nommé, à l’unanimité, pour un mandat de trois ans, par les membres non-salariés du Conseil d’administration de TV5Monde, et après consultation approfondie entre les gouvernements bailleurs de fonds », ajoute Mme Verner.

Elle précise que les pouvoirs du directeur général seront « déterminés, conformément aux statuts de TV5Monde, et avalisés par le conseil d’administration de TV5Monde ».

Une réunion du conseil d’administration de la chaîne, prévue mercredi, n’avait pu se tenir faute de quorum, apparemment dans l’attente d’un éventuel aboutissement des négociations.

M. Joyandet a indiqué avoir souligné, lors d’un entretien mardi avec le Premier ministre québécois Jean Charest, que « dans le dossier TV5, la France a fait beaucoup pour parvenir à un accord ».

Dans sa lettre, Mme Verner insiste sur la nécessité de trouver une solution au problème actuel car « depuis plus de 20 ans, TV5Monde s’est avérée une des plus grandes réussites de la collaboration entre gouvernements de la Francophonie ».

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L’impasse persiste

Posté par cfdtrfi le 17 avril 2008

TV5 Monde

L’impasse persiste

Dernières nouvelles

Logi de TV5

L’avenir de la station TV5 Monde continue de susciter un profond débat entre ses différents partenaires. Mercredi, la réunion du conseil d’administration de de la chaîne a été des plus houleuses et s’est terminée sur une impasse.

Après la suspension de la séance, en avant-midi, plusieurs membres du conseil ne se sont pas présentés à la reprise de la réunion, en après-midi. Il n’y avait alors plus quorum pour rependre les audiences et donc, aucune décision n’a pas pu être prise.

Cette réunion survient alors que les partenaires de TV5 Monde, la France, la Belgique, le Canada le Québec et la Suisse, sont en plein différend sur sa gouvernance. C’est que la France a récemment décidé de restructurer les trois fenêtres audiovisuelles extérieures qu’elle finance, soit TV5Monde, France 24 et Radio France Internationale (RFI).

France 24 et RFI seront regroupées au sein du holding France Monde tandis que TV5 Monde demeurera une entité à part.

La France, qui finance 80 % de la chaîne de TV5 Monde, souhaite qu’Alain de Pouzilhac, qui préside France Monde, dirige aussi TV5 Monde. Mais les partenaires de la France s’opposent à cette nomination, craignant des prises de décision unilatérales françaises.

Selon le scénario français, la place qu’occupent les émissions des partenaires francophones, notamment les téléjournaux, sera déterminée par la France. Les partenaires sont contre cette façon de faire et la Suisse, devant ce qu’elle appelle la filialisation de TV5 Monde, menace de se retirer de la chaîne.

Proposition canadienne

Afin de dénouer l’imbroglio, le gouvernement canadien a présenté une proposition aux partenaires. Dans une lettre rendue publique mercredi, la ministre du Patrimoine canadien, Josée Vener, a proposé que le poste de PDG de TV5 Monde soit scindé en deux, soit un président et un directeur général, et que ce dernier soit choisi et nommé pour trois ans par le conseil d’administration de la chaîne.

Le Canada propose qu’Alain de Pouzilhac occupe ce poste pour le premier cycle de trois ans.

 

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Presse canadienne


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